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En directColère sociale : des syndicats appellent à bloquer lycées et universités mardi et jeudi

Lucas Sansberro / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP [Lucas Sansberro / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
Entre 320.000 et 500.000 personnes ont manifesté contre la vie chère ce samedi après-midi en France. Les cortèges se sont généralement déroulés dans le calme, mais des affrontements ont éclaté dans plusieurs grandes villes françaises en fin de journée. Suivez notre direct
Des syndicats appellent à bloquer lycées et universités mardi et jeudi

La porte-parole de l'Union étudiante Sabrine Kharbach a appelé samedi à bloquer lycées et universités mardi et jeudi prochains, en réaction à l’interdiction du parcours parisien déposé pour samedi par les manifestants et pour montrer la "légitimité de leurs revendications".

"Vouloir interdire les manifestations chaque semaine, vouloir interdire les cortèges qui ont toujours eu lieu dans de bonnes conditions, on va leur montrer qu'ils ont tort (...) et que nos revendications sont légitimes", a déclaré Sabrine Kharbach, qui s'exprimait également au nom de l'Union syndicale lycéenne, en début de cortège de la manifestation parisienne. "Dès ce mardi, on va bloquer nos universités et lycées et on bloquera jeudi également pour ensuite aller en manifestation le 5 novembre  à l'appel des travailleurs et travailleuses".

"Avec la coordination nationale étudiante, on appelle à une nouvelle journée de mobilisation mardi 3 novembre, à ce que lundi il n'y ait pas de rentrée, que ce soit une journée où on peut se mobiliser dans les facs et dans les lycées. On se battra jusqu'à minima l'abrogation de Parcoursup et des moyens à la hauteur des besoins", a expliqué Sam, étudiant et membre du comité de mobilisation de l'Interfaculté de Lyon, au micro d'Europe 1.  

"On appelle à lancer une grève générale à partir du 5 novembre. Il faut aussi que les salariés se mettent en mouvement et en grève pour bloquer l'économie. C'est le seul moyen, à notre avis, d'être entendu", a estimé Camille, étudiante à Lyon et militante du syndicat Sud Solidaire .

Des défilés dans le calme mais des affrontements dans la soirée

Les cortèges de l'acte III de la colère sociale, qui ont réuni entre 320.000 et 500.000 personnes, se sont généralement déroulés dans le calme, mais des affrontements ont éclaté dans plusieurs grandes villes françaises en fin d'après-midi, dont Paris où la police a été visée par des engins incendiaires.

Au total, 320.000 personnes ont manifesté, dont 70.000 à Paris, selon les autorités qui avaient dénombré la semaine dernière 410.000 personnes. Pour sa part, l'Intersyndicale de la jeunesse a avancé le chiffre de 500.000 manifestants, dont 200.000 à Paris.

Cette troisième journée de mobilisation contre la vie chère s'inscrit dans le sillage du mouvement lycéen et étudiant, qui réclame notamment la suppression de la plateforme d'orientation Parcoursup, la rénovation des établissements et plus d'enseignants.

À 21 heures, le ministère de l'Intérieur a comptabilisé 565 interpellations en France. Lors de la mobilisation précédente, le 24 octobre, 768 personnes avaient été interpellées en fin de journée, contre 385 au même moment le 17 octobre. Le ministre a précisé que 40.000 contrôles avaient été menés en amont, dont 15.000 dans l'agglomération parisienne.