Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Retraite : le paradoxe de Jean-Luc Mélenchon qui profite d'un système qu'il dénonce

Jean-Luc Mélenchon défend la retraite à 60 ans et dénonce régulièrement la capitalisation, qu'il considère comme un système favorisant les plus riches. Pourtant, dans une interview accordée à TF1, le chef de file des Insoumis reconnaît vivre confortablement grâce à des pensions reposant en partie sur des fonds de pension.

"Faites ce que je dis, pas ce que je fais." Jean-Luc Mélenchon promet la retraite à 60 ans. Pour la financer, il veut notamment taxer les dividendes et assure que les gains de productivité compensent le vieillissement de la population. Cette semaine, devant des étudiants de l'ESSEC, le candidat insoumis a également dénoncé un système qui favoriserait les plus riches : la capitalisation. Ses confidences sur sa propre retraite viennent pourtant bousculer ce discours.

Jean-Luc Mélenchon est catégorique : il n'y a pas d'alternative à la retraite par répartition. Mais ses propres pensions reposent en partie sur la capitalisation, un paradoxe qu'il assume dans une interview accordée à TF1.

"Je ne le recommande pas à la société"

"Je vis très confortablement, je ne peux pas dire autre chose. D'une manière d'ailleurs assez paradoxale, parce que je suis un partisan de la retraite par répartition, et je vis de pensions de retraite que les assemblées acquièrent par des fonds de pension. On ne va pas demander mon avis, ça se trouve comme ça, et je ne me plaindrai certainement pas pour ce qui me concerne. Je ne le recommande pas à la société", a-t-il lâché.

Le chef de file des Insoumis dit ne pas avoir choisi ce régime, mais ne cache pas sa satisfaction d'en profiter. À droite et au centre, plusieurs personnalités politiques, comme Marine Le Pen, Gabriel Attal, Édouard Philippe, David Lisnard ou encore Bruno Retailleau, défendent la capitalisation.

Plusieurs proposent d'en faire un complément à la répartition. Jean-Luc Mélenchon, lui, écarte cette piste au nom de la lutte contre les inégalités. Les fonds de pension restent donc un repoussoir dans son programme, mais un confort personnel qu'il assume parfaitement.