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Pourquoi le gouvernement réfléchit au blocage des réseaux sociaux lors des manifestations

[Jakub Porzycki / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Le gouvernement veut perturber les communications entre les pilleurs pour éviter de nouvelles scènes d'émeutes. Pour y arriver, la question du blocage des réseaux sociaux se pose.

Comment limiter la coordination des casseurs et des pilleurs ? La question hante les autorités, alors qu'à travers les réseaux sociaux, ils se donnent rendez-vous en quelques clics.

Face aux événements, le gouvernement envisage de pouvoir bloquer les plateformes qui ne retirent pas rapidement les appels à l'insurrection. Car le 17 octobre dernier, les images d'affrontements et de pillages, parfois filmés en direct, ont inondé les réseaux sociaux. 

Des vidéos vues des millions de fois qui ont incité certains internautes à rejoindre les pilleurs. Alors l'État réfléchit à bloquer les réseaux sociaux lors de manifestations, mais cette décision ne peut pas être prise par un État seul. Il s'agit en réalité d'une prérogative européenne. 

"Ce sont des fonctions qui ont été déléguées à l'Europe. Donc, en réalité, c'est une façon de mettre la pression à l'Europe de manière à ce que l'UE s'empare du sujet à mesure où il y a des émeutes dans plusieurs pays européens", note Fabrice Epelboin, spécialiste des réseaux sociaux.

Les manifestants ont déjà trouvé la parade

"Donc, il n'est pas interdit de penser que l'Europe s'engage très rapidement dans la voie de la censure des réseaux sociaux", poursuit-il au micro d'Europe 1. 

Face au risque de blocage des réseaux sociaux, des manifestants s'organisent déjà et appellent à se tourner vers BitChat, une application permettant de communiquer à moins de 300 mètres sans Internet ni numéro de téléphone. Ces derniers jours, elle figure déjà parmi les applications sociales les plus téléchargées.