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Manifestations du 31 octobre : ouvrir le dimanche jusqu'aux fêtes, «une question de survie» pour les commerçants de Toulouse

Un commerce de Toulouse endommagé après les manifestations du 17 octobre dernier. [Jean-François FORT / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Des dizaines de milliers de Français devraient à nouveau descendre dans la rue, ce samedi 31 octobre, pour protester contre la vie chère. Pour les commerçants, l'inquiétude se lit sur toutes les lèvres. À Toulouse, tous semblent favorables à une ouverture le dimanche pour rattraper le chiffre d'affaires manquant.

Depuis trois semaines, plus de 2.500 boutiques ont été dégradées et 1.500 victimes de pillages, en raison des manifestations contre la vie chère et le manque de moyens dans l'Éducation. À cela, il faut ajouter le manque à gagner à l'approche de Noël. La question se pose alors : faut-il faciliter l'ouverture des commerces le dimanche jusqu'aux fêtes ? Du côté du ministère du Travail, c'est presque un "OK" de principe.

À Toulouse, dans une rue piétonne habituellement très passante, Julie sort de deux week-ends cauchemardesques dans sa boutique de lingerie. Et ce qu'on prévoit demain ne la rassure pas. 

Ouvrir le dimanche, cela coûte cher

"Les deux derniers samedis, j'ai dû faire peut-être une dizaine de clientes au lieu d'une cinquantaine. Donc, c'est nécessaire de rattraper les samedis. Il y en a eu deux, on est sur le troisième qui arrive. Il y a des appels sur les réseaux sociaux qui nous font très peur. J'entends que pour mes clientes, la sécurité, c'est évident", assure-t-elle.

Une terreur du week-end qui a même contaminé les autres jours de la semaine dans la boutique de Sophie. "Même en semaine, les gens sont terrorisés et ils ne viennent plus en centre-ville. Alors s'il y a encore ces manifestations, c'est une catastrophe. C'est une question de survie et il faut réellement ouvrir le dimanche", déclare-t-elle pour sa part.

Mais cela ne doit pas être la seule mesure, explique Sandrine Rossignol, directrice de la Fédération des associations de commerçants. "Un dimanche, vous devez payer double un salarié. Cela veut dire des charges multipliées par deux. On a contacté l'Urssaf, c'est là où on demande un coup de pouce du gouvernement, donc une exonération des charges sur ces dimanches-là." 

Une demande qui va s'accompagner d'une grosse campagne de communication ici pour faire revenir les clients et bien au-delà du dimanche.