Après la collision entre deux trains en Espagne, qui a fait plus de 70 morts et une centaine de blessés, le pape Léon XIV a exprimé sa tristesse et adressé "ses sincères condoléances aux familles des défunts".
Le pape Léon XIV a exprimé sa profonde tristesse après la collision de deux trains à grande vitesse survenue le 28 octobre 2026 à proximité d’Urda, dans la province de Tolède, en Espagne. Cette catastrophe a fait plus de 70 morts et plus d’une centaine de blessés. Dans un télégramme de condoléances adressé à Mgr Francisco Cerro Chaves, archevêque de Tolède, le pontife fait part de sa proximité spirituelle avec les victimes et leurs familles.
"Le pape Léon XIV, vivement peiné en apprenant la douloureuse nouvelle du tragique accident ferroviaire survenu dans la localité d’Urda, à Tolède, qui a fait de nombreuses victimes et de nombreux blessés, offre ses prières pour le repos éternel des défunts", indique le télégramme, rédigé en espagnol et publié par le Bureau de presse du Saint-Siège au lendemain de la catastrophe.
Le pape, qui avait visité l’Espagne en juin dernier, adresse également "ses sincères condoléances aux familles des défunts" et exprime ses vœux de prompt rétablissement pour les blessés. Enfin, il encourage les membres des équipes de secours à poursuivre leurs opérations d’assistance et leur accorde, ainsi qu’à toutes les personnes éprouvées par ce drame, sa bénédiction apostolique "comme signe d’espérance dans le Seigneur ressuscité". Comme il est d’usage après ce type d’évènements, le message est signé par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège.
Les évêques d’Espagne ont exprimé leurs "condoléances" et leur "proximité" pour les familles des victimes
La catastrophe s’est produite peu avant 9h dans la matinée du 28 octobre, sur la ligne à grande vitesse reliant Madrid à l’Andalousie, entre Los Yébenes et Urda. Un train AVE de la compagnie publique Renfe, qui circulait en direction de Séville, est entré en collision avec un train de la compagnie Iryo immobilisé sur la voie. Plusieurs wagons ont été projetés dans un talus, ce qui a rendu les opérations de secours très difficiles. Selon les autorités espagnoles, une défaillance du système de signalisation et de sécurité, suivie d’une autorisation de reprise de circulation donnée par le centre de contrôle, pourraient expliquer ce drame. Les circonstances exactes de l’accident restent toutefois à établir.
Au lendemain de la catastrophe, le bilan humain provisoire s’élève plus de 70 morts, selon les informations publiées dans la matinée par la presse espagnole. Plus d’une centaine de personnes ont également été prises en charge pour des blessures, dont plusieurs restent hospitalisées dans un état critique. Les secours poursuivent le dégagement des voitures accidentées à la recherche d’éventuelles autres victimes, tandis que les services médico-légaux travaillent à l’identification des défunts.
Face à cette tragédie, les autorités espagnoles ont décrété trois jours de deuil national, du 29 au 31 octobre, tandis que le trafic à grande vitesse entre Madrid et l’Andalousie reste perturbé. Les évêques d’Espagne ont exprimé leurs "condoléances" et leur "proximité" pour les familles des victimes, assurant prier "pour l’éternel repos des personnes tuées et pour le rétablissement des blessés". Il s’agit de la plus grave catastrophe ferroviaire en Espagne depuis l’accident de train survenu à Saint-Jacques-de-Compostelle le 24 juillet 2013, qui avait 79 morts et 140 blessés.