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Attentat de Trappes : Sabrina Medjebeur dénonce une «hiérarchisation des victimes» de la part de «certains élus et figures associatives»

Dans "Christine Kelly et vous", Sabrina Medjebeur dénonce une "hiérarchisation des victimes" et la rapidité avec laquelle certains élus ont voulu faire un procès en islamophobie sur l'attentat raciste de Trappes.

Des bonnes et des mauvaises victimes ? Dans Christine Kelly et vous, Sabrina Medjebeur est revenue sur l'attentat raciste à Trappes, alors que Kévin T., le principal suspect, a reconnu avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines. 

L'essayiste dénonce "des élus, et des figures associatives qui pensent qu'une certaine partie de la population doit être administrée comme des sujets ethno-religieux dans une conception fixiste de la victime éternelle face à une France blanche, ontologiquement raciste. Et à partir de ce paradigme et de ce postulat, il se donne le droit de hiérarchiser les victimes et de relativiser les violences". 

Un "réel mutisme" face à certaines victimes

"Nous avons vu et assisté à une dextérité hallucinante sur l'empathie de la victime en raison de la religion supposée. Parce que certains ont considéré que la victime était musulmane [Pengo Bossio Wangi était catholique, selon sa famille, ndlr]. Et de fait, on a tout de suite assisté à un procès en islamophobie de la part de certains élus, de la part de certaines figures associatives qui se sont jetées comme des vautours et des charognards sur la mort de ce jeune homme pour des raisons purement électoralistes, lucratives et politiques", dénonce encore Sabrina Medjebeur.

Une précipitation qui tranche avec "un réel mutisme sur des victimes telles que Thomas, telles que Lola, telles que Philippine, au nom du fantasme d'extrême droite, au nom du 'il ne faut pas faire le jeu de'".