Reçues lundi 26 octobre par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, les organisations lycéennes ont obtenu une série de mesures en réponse à leurs revendications. Des promesses insuffisantes, estiment-elles : la mobilisation va se poursuivre.
Les organisations lycéennes, Les Lycéens! et Renouveau lycéen, ont appelé lundi à poursuivre la mobilisation après leur entrevue avec Sébastien Lecornu, alors que certaines mesures commençaient à filtrer, notamment le remplacement progressif de Parcoursup et la création de places supplémentaires dans l'enseignement supérieur.
"On a quand même eu des annonces qui allaient dans notre sens", s'est félicité Nathanaël Combary, de Renouveau lycéen à la sortie de la réunion avec le Premier ministre, tout en appelant à "continuer la mobilisation", le 31 octobre puis le 5 novembre, le temps "d'avoir des retours très concrets du terrain".
"Le gouvernement n'a pas répondu à nos revendications"
Vice-président de Les Lycéens!, Louis Létoublon a également appelé à aller "au bout" et à se mobiliser de nouveau samedi prochain et le 5 novembre, journée d'appel intersyndical à la grève. "Le gouvernement a peur, le gouvernement a montré qu'il était clairement désorienté par tout ce qui se passait. Et cette peur-là, elle va nous permettre (...) de s'engouffrer dans une brèche pour en tirer un maximum de choses pour défendre les droits des lycéennes et des lycéens".
Le gouvernement a notamment tenté de répondre à l'une des principales revendications des lycéens : Parcoursup. Dès cette année, il promet plus de clarté sur les critères de sélection et les refus d'admission. En 2028, un nouveau système créé en concertation avec les lycéens devrait voir le jour. Une annonce qui laisse sceptique Adam, lycéen à Lyon. "Le gouvernement n'a pas répondu à nos revendications. On nous parle donc que Parcoursup, ça va être plus clair avec nous. Mais en fait, ça va être la même chose. On va changer deux, trois trucs sans vraiment changer le système en sa profondeur", dénonce-t-il au micro d'Europe 1.
Autre mesure annoncée, 3.600 postes d'enseignants créés ou préservés, un milliard d'euros débloqués pour rafraîchir les facs et un plafond de 28 élèves maximum pour les classes de seconde. Margot, lycéenne à la Roche-sur-Yon, est convaincue par ces mesures mais elle doute de leur mise en œuvre : "Je trouve ça positif que le gouvernement ait écouté les jeunes. Toutes les mesures sont cool mais avoir la mise en place dans les établissements, je me dis que le gouvernement n'a plus que 6 mois et que je ne sais pas ce qui va être possible à mettre en place en l'espace de 6 mois".