Des milliers de Marseillais sont descendus dans les rues ce samedi pour l'acte II contre la vie chère. Une mobilisation ponctuée de violences et d'affrontements entre casseurs et policiers, même si la situation a été beaucoup plus calme que lors du samedi 17 octobre, marqué de très nombreux pillages.
Une mobilisation toujours forte. Ce samedi, le deuxième acte de mobilisation contre la vie chère a eu lieu en France. Au moins 410.000 personnes ont défilé un peu partout en France, selon le ministère de l'Intérieur (800.000 selon les organisations syndicales).
Mais dans certaines villes, la fin des cortèges s'est transformée en confrontation entre éléments radicaux et forces de l'ordre, tandis que certains casseurs en ont profité pour s'en prendre à de nouvelles boutiques, comme à Bordeaux ou encore à Marseille.
Ici, la fin de la manifestation s'est rapidement transformée en affrontements. Les casseurs ciblent notamment les CRS avec des pierres et des bouteilles. Mais la riposte est massive et la violence de ces émeutiers en cagoulé interpelle les riverains.
Dispositif policier XXL
"Ils se révoltent mais ils ne savent même pas pourquoi", dénonce une retraitée au micro d'Europe 1. "J'ai fait mai 68, et je n'ai pas vu ce désordre", poursuit-elle.
Petit à petit, les CRS reprennent le contrôle de la place de la Porte d'Aix et du centre-ville grâce à un dispositif XXL, salue le conseiller municipal d'opposition Antoine Baudino. "La police gère du mieux qu'elle le peut. Cette situation est déjà beaucoup mieux que la semaine dernière ici à Marseille. Ça montre que quand on met let objectifs, la ville est tenue", insiste-t-il.
Devant les vitrines des magasins barricadés, les commerçants restent vigilants. "On est venus surveiller le magasin de mon oncle pour que personne ne le casse", explique un homme. "Il va falloir faire attention car tous les casseurs n'ont pas arrêté. Donc, qu'ils manifestent, c'est un fait mais qu'ils cassent, ça, ce n'est pas possible. Pauvre France", conclut-il.
Une vigilance nécessaire puisque plusieurs tentatives de pillages ont été avortées suite à l'intervention des forces de l'ordre.