Les syndicats dénoncent des propositions de revalorisation salariale insuffisantes et des conditions de travail dégradées. Ils appellent à une grève historique le 5 novembre, dans le cadre de la journée de mobilisation nationale interprofessionnelle.
Tous les syndicats de l'enseignement privé sous contrat appellent à la grève le 5 novembre, journée de mobilisation nationale interprofessionnelle sur les salaires notamment, ce qui constitue une "première" dans l'histoire du privé, selon eux.
Les syndicats de l'enseignement privé sous contrat, qui scolarise quelque 17 % des élèves français (plus de deux millions d'élèves), appellent à la grève pour dénoncer leurs salaires et conditions de travail.
Les organisations syndicales - Fep-CFDT, SNEPL-CFTC, SNPEFP-CGT, SYNEP CFE-CGC - "ont tenté de négocier les salaires minima au niveau de l'inflation dans le cadre des négociations annuelles sur les salaires et les conditions de travail, sans succès", écrivent-elles dans un communiqué.
"L'heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation"
En six mois, les syndicats employeurs, FNEP et UPES, sont passés de 1,2 % de revalorisation (équivalant à environ 20 euros brut par mois) à 1,3 % (soit une augmentation de 2 euros brut) quand le Smic est augmenté de 2,41 %, précisent-elles.
"Face à la déloyauté et au manque de sérieux de ces propositions", l'ensemble des syndicats salariés de l'enseignement privé indépendant (ex hors-contrat) appellent à un mouvement de grèves à la rentrée.
La quasi totalité des syndicats français ont appelé à la mobilisation le 5 novembre, notamment sur les questions de pouvoir d'achat et de salaires.
Selon Sophie Binet, la numéro 1 de la CGT, "l'heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais" de la mobilisation sociale qui secoue la France depuis quelques semaines, portée par les lycéens et étudiants, les "gilets jaunes" et des syndicats, à partir de cette date.