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En directMairie incendiée à Limoges : un second suspect, âgé de 66 ans, arrêté dans la Creuse

[Christophe Noisette / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
L'exécutif tente toujours de faire retomber la pression et les critiques après les scènes de chaos du 17 octobre, en tenant plusieurs réunions avec les forces politiques et le renseignement jeudi, avec toujours la "fermeté" comme mot d'ordre alors que de nouvelles manifestations d'étudiants sont attendues. Suivez notre direct
Interdiction de "toute manifestation" à Lyon samedi annonce la préfecture du Rhône

La préfecture du Rhône interdit "toute manifestation" samedi à Lyon, après les violences et les pillages en marge des mobilisations du samedi 17 octobre dans l'hyper-centre, annonce-t-elle jeudi.

"Dans le cadre de l'appel à mobilisation qui circule et au vu des évènements du 17 octobre dernier, le préfet a pris la décision d'interdire par arrêtés toute manifestation dans la ville de Lyon ce samedi 24 octobre", écrit la préfecture à la presse, sans autre précision à ce stade.

Mairie incendiée à Limoges : un second suspect, âgé de 66 ans, arrêté dans la Creuse

Un second suspect, âgé de 66 ans, a été arrêté dans la Creuse dans le cadre de l'enquête après la destruction de la mairie de Limoges en marge des manifestations du 17 octobre. 

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"20 %" de forces de l'ordre en plus par rapport au 17 octobre annonce l'Intérieur

Le niveau de mobilisation des forces de l'ordre pour la journée de mobilisation sociale samedi sera "20% supérieur" à la semaine dernière, a annoncé jeudi le ministre délégué auprès du ministère de l'Intérieur Jean-Didier Berger. 

"On est sur un niveau de mobilisation de 20 % supérieur à ce qu'il était la semaine dernière", a déclaré Jean-Didier Berger sur BFMTV, rappelant que le dispositif prévu allait être renforcé par les militaires de la force Sentinelle, des unités d'élite de la police et de la gendarmerie, comme le Raid, le GIGN ou la BRI, ainsi que des hélicoptères et des blindés.

"Nous avons supprimé des vacances. Nous avons rappelé des personnes qui devaient être en vacances et qui ne le seront pas", a expliqué Jean-Didier Berger. 

Les partis reçus à Matignon, le renseignement convoqué à l'Elysée

'exécutif tente toujours de faire retomber la pression et les critiques après les scènes de chaos du 17 octobre, en tenant plusieurs réunions avec les forces politiques et le renseignement jeudi, avec toujours la "fermeté" comme mot d'ordre alors que de nouvelles manifestations d'étudiants sont attendues.

Sébastien Lecornu doit recevoir en début d'après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l'ordre.

Le Premier ministre a promis la "transparence" sur "le déroulement" du 17 octobre, y compris les "difficultés rencontrées".

La réunion intervient après plusieurs jours de tensions lors desquels le chef du gouvernement a accusé La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon d'avoir attisé la colère, ce que le mouvement conteste.

Réunion à Matignon : LFI veut demander à Lecornu des "excuses" et "des réponses politiques"

La France insoumise vient au rendez-vous à Matignon pour "demander des excuses", "des explications" et "des réponses politiques à la mobilisation du peuple français", écrit jeudi Manuel Bompard à Sébastien Lecornu, quelques heures avant la réunion entre le Premier ministre et les partis politiques.

Sébastien Lecornu doit recevoir en début d'après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l'ordre. Il a promis la "transparence" sur "le déroulement" de la journée de violences et de chaos du 17 octobre.

Dans un courrier dont l'AFP a obtenu copie, Manuel Bompard, coordinateur de LFI, Mathilde Panot, cheffe des députés insoumis et Manon Aubry, patronne des eurodéputés, écrivent à Sébastien Lecornu qu'ils viendront lui "demander des excuses, des explications et, surtout, des réponses politiques à la mobilisation du peuple français", mettant en cause "le choix irresponsable de (sa) stratégie de pourrissement".

Dénonçant "la responsabilité totale" du Premier ministre dans la gestion du 17 octobre, les insoumis accusent Sébastien Lecornu d'avoir "cherché à (se) défausser en accusant la France insoumise de violences qu'elle a toujours refusées". Ils font notamment allusion aux articles de Mediapart, qui a affirmé que le gouvernement aurait demandé aux services de renseignement de mettre en cause LFI dans les débordements, ce que l'exécutif dément. 

«On ne va pas baisser les bras» : à Paris, les commerçants partagés entre peur et détermination avant une nouvelle mobilisation

Fermer ou tenir bon ? C'est la question que de nombreux commerçants se posent dans le quartier de République, à Paris, à deux jours d'un nouvel appel à la mobilisation. Toujours fortement marqués par le déchaînement de violence dont ils ont été témoins, voire victimes samedi dernier, tous réfléchissent à ce qui leur paraît être le mieux. 

Au milieu de la chaussée encore calcinée et des boutiques barricadées, Florian travaille la peur au ventre. Si sa boutique a été épargnée le week-end dernier, il compte bien la fermer ce week-end. Et pour éviter qu'elle ne soit la cible de débordements, le commerçant "va essayer de la rendre complètement obsolète, de la maquiller du mieux possible pour ne pas se faire remarquer". Retrouvez notre article ici.