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Mobilisation du 17 octobre : qui sont les prévenus jugés pour violences ou vols ?

Depuis le lundi 19 octobre, les palais de justice voient défiler tous les profils de casseurs, accusés d'être impliqués à des degrés divers dans le chaos qui a fait trembler le pays ce week-end du 17 et 18 octobre. À Paris, quatre salles d'audience étaient réservées à ces comparutions immédiates.

Des jeunes tout juste sortis de l’adolescence, des trentenaires, des délinquants connus de la justice… Les suspects impliqués dans les dégradations et les pillages en marge de la mobilisation du 17 octobre présentent des profils très variés. Selon la préfecture de police, 855 personnes ont été interpellées à Paris. Depuis lundi, les comparutions immédiates s'enchaînent. 

À l'arrivée, les juges n'ont pas toujours suivi les réquisitions du parquet, avec des peines de prison avec sursis et des peines aménagées bien loin des 5 à 18 mois d'incarcération avec mandat de dépôt requis par la procureure de la République. Plusieurs avocats avaient notamment demandé à la justice de s'affranchir de la pression mise par le gouvernement. 

De très jeunes suspects

Parmi les sept personnes jugées dans la 23e chambre du tribunal judiciaire de Paris, deux profils se dégagent avec d'abord des individus inconnus des services, souvent très jeunes, entre 18 et 22 ans. Un ressortissant sénégalais adopte comme défense l'opportunisme. "Je n'ai rien volé, je les ai juste ramassées", se justifie-t-il, après son interpellation avec sept paires de lunettes de luxe. 

Devant la présidente comparaissaient aussi des hommes plus âgés, d’une trentaine d’années, au casier judiciaire déjà fourni. Bloqués dans un grand magasin, les bras chargés de vêtements d'une valeur de 37.000 euros, un père de famille assure pourtant avoir tenté d'appeler la police. Il devra respecter un régime de semi-liberté pendant 10 mois.