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Violences du 17 octobre : sous pression, Sébastien Lecornu reconnaît des défaillances

Alors que les organisations étudiantes et les Gilets jaunes appellent à manifester samedi, le gouvernement est sous pression après les violences du week-end dernier. À l’Assemblée nationale, la droite dénonce son laxisme sécuritaire, tandis que la gauche fustige la répression policière. Sébastien Lecornu reconnaît des défaillances dans le dispositif déployé.

Les principales organisations étudiantes et les Gilets jaunes appellent à manifester de nouveau samedi. Face à cette mobilisation annoncée, Sébastien Lecornu promet un dispositif policier massif. Le Premier ministre reconnaît que celui déployé samedi dernier était trop statique et pas assez mobile. 

C’est précisément sur cette question qu’ont porté la plupart des premières questions au gouvernement à l’Assemblée nationale depuis les violences de samedi. Entre une droite qui dénonce le laxisme et une gauche qui déplore la répression, le gouvernement est apparu fébrile.

"Votre naufrage sécuritaire n’est ni un accident ni un hasard"

De la droite au Rassemblement national, les députés de ces formations accusent le gouvernement d’être responsable du chaos, à l’image du président du groupe UDR, Éric Ciotti. "Votre naufrage sécuritaire n’est ni un accident ni un hasard. Nous payons 15 ans de renoncement, de chaos migratoire, de laxisme pénal", a-t-il déploré.

Face aux violences de samedi dernier, Laurent Nuñez anticipe les mobilisations des 24 et 31 octobre. "Samedi prochain et dans les jours qui viennent, c’est moi qui serai aux commandes et comptez sur ma fermeté. Je n’ai plus à en faire la démonstration. Comptez sur moi pour être extrêmement ferme", a assuré le ministre de l’Intérieur.

"Tel est le bilan de 10 ans de macronisme"

À gauche, La France insoumise reproche au gouvernement sa "répression policière", tandis que les socialistes regrettent que les revendications lycéennes soient passées au second plan. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, y voit le bilan de dix années de macronisme. "Après l’abandon de l’école publique, après l’abandon de l’hôpital public, après l’abandon de l’université publique, voici l’abandon de la sécurité publique. Tel est le bilan de 10 ans de macronisme", a-t-il taclé.

Mis sous pression par les députés, le Premier ministre Sébastien Lecornu reconnaît finalement des défaillances et un manque d’anticipation.