Le délégué national d'Alliance Police nationale, Yohan Maras, estime que le niveau de violences observé lors des récentes mobilisations est inédit par sa concentration dans le temps. Il met en avant le nombre de policiers et de gendarmes blessés en une quinzaine de jours, qu'il compare à celui enregistré lors du mouvement des Gilets jaunes.
Pour Yohan Maras, les chiffres des violences recensés ces derniers jours, en marge des mobilisations lycéennes, témoignent d'une situation hors norme. Dans Europe 1 matin, le délégué national d'Alliance Police nationale affirme que près de 1.000 policiers et gendarmes ont été blessés en une quinzaine de jours. "On est sur quelque chose d'exceptionnel", explique-t-il, en soulignant que ce bilan a été atteint sur une période particulièrement courte.
Le responsable syndical établit un parallèle avec la crise des Gilets jaunes afin de mettre en perspective l'ampleur des violences auxquelles les forces de l'ordre sont confrontées. Selon lui, si des comparaisons peuvent être faites avec ce mouvement social par l'intensité des affrontements, la principale différence réside dans la rapidité avec laquelle les blessés ont été recensés. Un constat que Yohan Maras utilise pour alerter sur la pression exercée sur les effectifs engagés sur le terrain.