Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

«Avec mon restaurant, je prends zéro salaire et zéro dividende», déclare le chef Nobert Tarayre

Le chef cuisinier et chef d'entreprise Norbert Tarayre est l'invité de "La France bouge" sur Europe 1. [La France bouge / Europe 1]

La question des salaires et de leur revalorisation est au cœur des préoccupations des Français ainsi que dans les programmes des candidats à la prochaine présidentielle. Invité de "La France bouge", le chef Norbert Tarayre révèle qu'avec son restaurant, il ne se verse aucun salaire ni aucun dividende pour une raison : mieux payer ses collaborateurs. 

L'inflation a atteint 3,1% sur un an au mois de septembre, son plus haut niveau depuis plus de trois ans. Les prix de l'alimentaire et de l'énergie flambent quand les salaires stagnent. Certains chefs d'entreprise cherchent des solutions pour augmenter le montant sur les fiches de paie de leurs employés. 

Invité de La France bouge, le chef Norbert Tarayre a déclaré, au micro d'Élisabeth Assayag sur Europe 1, qu'il ne se verse aucun salaire et aucun dividende avec son restaurant pour rémunérer "tous nos collaborateurs à leur juste niveau" : "Là sur mon restaurant, je prends zéro salaire, zéro dividende. Je fais un restaurant pour faire flancher le gouvernement, n'importe lequel, et lui faire comprendre que la valorisation de la France se fait par la valorisation humaine". 

"Je n'ai jamais négocié les prix"

Et lorsque Norbert Tarayre déclare qu'il veut rémunérer ses collaborateurs à leur juste niveau, il parle de ceux qui travaillent dans son établissement mais aussi de ses fournisseurs : "Tous les matins quand je me lève, je paye mes agriculteurs, mes producteurs, mes fournisseurs et je n'ai jamais négocié les prix". 

Et au-delà du salaire, le chef cuisinier pense également au bien-être de ses collaborateurs en leur donnant "des jours de récupération", en fermant son établissement "à Noël et au jour de l'an". 

Enfin, Norbert Tarayre explique que la valorisation salariale revient à faire du "capitalisme de parité" : "Ce n'est pas du social, c'est 'Fais-moi gagner, tu gagnes'. Ils ne vont pas travailler que pour mon rêve, ils vont travailler pour leur rêve". Cette manière de faire revient à "insuffler un nouvel état d'esprit" dans l'entreprise pour aider les salariés à venir au travail "avec le sourire" et "ne plus venir avec la boule au ventre".