À l'ouverture du Mondial de l'Auto 2026, Serge Gachot, directeur général du salon, estime que la montée en puissance des constructeurs chinois impose aux industriels européens d'accélérer leur transformation. S'il reconnaît les difficultés du contexte, il voit aussi dans cette concurrence un facteur de dynamisation du secteur.
La présence des marques chinoises est l'un des sujets majeurs de cette édition 2026 du Mondial de l'Auto. Alors que près de 40 % des constructeurs présents au salon sont chinois, Serge Gachot souligne au micro d'Europe 1 que le marché européen doit s'adapter à l'arrivée de nouveaux acteurs "très innovants et disruptifs". "Il faut se battre sur tous les marchés. En dehors d'Europe aussi", explique-t-il auprès de Dimitri Pavlenko, estimant que la pression concurrentielle est devenue incontournable pour les groupes historiques.
Pour le directeur général du salon, cette concurrence a néanmoins un effet positif : elle pousse les constructeurs européens à réduire leurs délais de développement. Il cite notamment le cas de la nouvelle Twingo, développée en deux ans, contre trois ans et demi à quatre ans auparavant pour de nombreux modèles européens. "Je préfère avoir ça comme de la compétition", affirme-t-il, tout en reconnaissant que "pour l'emploi, ça va être compliqué, oui".