Invité de la matinale Europe 1-CNEWS, ce lundi 12 octobre, Michel Barnier a accusé La France insoumise d’instrumentaliser la violence pour tester ses réseaux et les forces de l’ordre. Le député LR de Paris et ancien Premier ministre appelle à sanctionner rapidement les casseurs, tout en jugeant nécessaire de renouer le dialogue avec les jeunes.
Michel Barnier met en garde contre une instrumentalisation de la violence par La France insoumise. Invité de la matinale Europe 1-CNEWS, le député LR de Paris et ancien Premier ministre a estimé que LFI cherchait à créer un climat de tension dans le pays. Selon lui, la question est de savoir si le mouvement social peut repartir sur le terrain du dialogue, ou s’il est détourné par une stratégie politique de confrontation.
"Est-ce que c’est le mouvement qui va repartir et cette violence instrumentalisée par l’extrême gauche, par LFI, qui cherche à tester ses propres réseaux, qui cherche à tester les forces de police, qui cherche à tester aussi sa capacité de créer dans le pays une atmosphère insurrectionnelle ?", a-t-il interrogé.
"Une angoisse sur l’avenir"
Michel Barnier affirme retrouver à l’Assemblée nationale un climat qu’il avait déjà connu par le passé. "Je suis député depuis un an, député de Paris, du centre de Paris. Et je retrouve une assemblée que j’ai connue quelques années, où il y a, à bien des moments, en raison de l’attitude de l’extrême gauche, une atmosphère pré-insurrectionnelle", a-t-il déclaré.
L’ancien Premier ministre appelle toutefois à distinguer les violences des préoccupations exprimées par une partie de la jeunesse. Il dit souhaiter que le dialogue puisse reprendre, estimant qu’il existe de "vraies préoccupations chez les jeunes". Michel Barnier évoque notamment "une angoisse sur l’avenir", qu’il juge différente de celle des générations précédentes.
Il cite aussi les difficultés liées à Parcoursup, le manque de professeurs ou encore l’état de certains locaux scolaires, malgré les efforts de modernisation menés par les régions. Mais pour le député LR, la reprise du dialogue suppose d’abord un arrêt clair des violences. «Je dis qu’il faut stopper la violence», a-t-il insisté.