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Murs tagués, déchets par terre, ordinateurs cassés... Les dégâts considérables à l'université de Nantes

Alors que les manifestants ont été évacués d'un bâtiment de l'université de Nantes, ce samedi matin, l'heure est à la constatation des dégâts. Murs tagués, déchets dans un couloir, ordinateurs cassés... La présidente du campus, Carine Bernault, s'est dite écœurée par les dégradations.

Des manifestants ont été évacués samedi matin d'un bâtiment de l'université de Nantes par la police, et quatre d'entre eux ont été interpellés. Depuis le 7 octobre, plusieurs étudiants ont occupé illégalement l'un des bâtiments du campus du Tertre pour soutenir le mouvement lycéen. La préfecture et la présidente de l'université ont constaté des dégâts importants.

"C'est catastrophique pour nous"

Des murs complètement tagués, un couloir rempli de déchets, des tas de pavés dans les salles, prêts à être jetés, mais aussi des ordinateurs cassés et plusieurs bureaux renversés... Une partie de l'université de Nantes a été dévastée par la présence de manifestants durant ces quatre jours.

La présidente, Carine Bernault, est écœurée par l'ampleur des dégâts. "On a vu une dégradation progressive de la situation, vraiment très forte, avec une très forte inquiétude de ma part", appuie-t-elle. "C'est catastrophique pour nous, c'est l'opposé de ce qu'est une université. C'est un lieu ouvert, un lieu de débats, de discussions, de contradictions, mais ce n'est pas un lieu qu'on ferme, qu'on massacre. C'est ce qui s'est passé", déplore la présidente.

Le bâtiment dégradé devrait rouvrir en 2027

Le bâtiment dégradé ne devrait pas rouvrir ses portes avant janvier 2027, selon Carine Bernault. Le reste du campus devrait, lui, rouvrir ce mardi, le temps de pouvoir accueillir les étudiants dans de bonnes conditions.

Il est encore impossible de chiffrer le coût total des dégâts d'après la présidente de l'université, mais lorsque ce même bâtiment avait été dégradé et occupé illégalement en 2018, les réparations avaient coûté 1 million d'euros.