Invité d'Europe 1 pour présenter son livre "Nicolas qui paye ? Comment réparer la fracture générationnelle ?", Jonas Haddad, porte-parole des Républicains, estime qu'une nouvelle fracture est en train d'émerger en France. Selon lui, une partie des jeunes actifs a le sentiment de financer un système social dont elle bénéficie de moins en moins.
L'expression "Nicolas qui paie", née sur les réseaux sociaux, est devenue le symbole d'une génération de jeunes actifs qui "en ont marre de payer pour tous les autres". Au micro d'Europe 1 matin, Jonas Haddad décrit un salarié qui "paye des impôts", "cotise" et s'interroge sur la place qui lui est accordée dans le modèle social français. Le porte-parole des Républicains s'appuie notamment sur un chiffre qu'il juge préoccupant : "1/3 des jeunes Français diplômés veut quitter la France". Face à ce constat, il estime qu'"il y a une forme de fracture générationnelle qui est en train de s'installer" et considère cette question comme "la nouvelle fracture sociale".
Sans vouloir opposer les générations, Jonas Haddad affirme que "ce n'est surtout pas" aux retraités qu'il faut attribuer cette situation, mais à "un système qui est totalement obsolète". Il juge que le modèle social français n'a pas su s'adapter aux évolutions démographiques et appelle à le réformer. "Il faut qu'on revoit le système économique", explique-t-il, tout en refusant l'idée d'un conflit entre actifs et retraités. Son livre entend précisément répondre à cette question : comment "réparer la fracture générationnelle" qu'il estime voir se creuser dans le pays.