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Blocus des lycées : Éric Zemmour veut faire payer les «casseurs» et leurs parents «jusqu'à la nuit des temps»

Éric Zemmour. [JEFF PACHOUD / AFP]

"Il faut réprimer sévèrement" les "casseurs" qui ont participé à des dégradations de lycées, a déclaré Éric Zemmour, probable futur candidat à l'élection présidentielle, ajoutant qu'il fallait également "faire payer leurs parents jusqu'à la nuit des temps".

Eric Zemmour, probable futur candidat à la présidentielle, a jugé mercredi qu'il fallait "réprimer sévèrement" les "casseurs" qui ont participé à des dégradations de lycées et qu'il fallait "faire payer leurs parents jusqu'à la nuit des temps".

"Il faut réprimer sévèrement ces gens"

"Évidemment qu'on ne brûle pas son lycée, parfois tout neuf en plus (...) Donc évidemment qu'il faut réprimer sévèrement ces gens. Il faut les exclure des lycées où ils sont. Il faut faire payer leurs parents jusqu'à la nuit des temps, quitte à leur prendre sur leurs allocations sociales. C'est absolument honteux", a déclaré à la presse le président du parti Reconquête, en marge d'un déplacement au sommet de l'élevage en Auvergne. "Il faut rétablir la loi anti-casseurs qui avait été supprimée en 1981, qui donne une peine collective et des peines de prison", a-t-il ajouté.

Accusant La France Insoumise d'"attiser" ce mouvement de protestation des lycéens, il a estimé que c'était "toujours les mêmes qui cassent" comme après les émeutes consécutives à la mort du jeune Nahel à l'été 2023 ou les matchs du Paris Saint-Germain, pointant du doigt "la France des banlieues, la France largement arabo-musulmane".

Le projet de loi "casseurs-payeurs" examiné le 27 octobre

"C'est le combat entre ce que j'ai appelé la France éternelle et la nouvelle France de Mélenchon", a posé Eric Zemmour, qui n'a pas encore officialisé sa candidature à la présidentielle de 2027.

Le projet de loi "casseurs-payeurs" sera examiné en première lecture au Sénat le 27 octobre, selon la porte-parole du gouvernement. Ce texte crée "une forme de responsabilité collective", selon Maud Bregeon, en donnant la possibilité de faire payer des dégâts, y compris par le recouvrement des aides sociales, à toute personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations, même si elle n'en est pas l'auteur.