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Suspension des grenades assourdissantes : «Macron est toujours du côté qui consiste à taper sur la police», juge Marine Le Pen

[Benjamin de Diesbach / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Après la suspension, par l'exécutif, de l'usage des grenades assourdissantes pour le mouvement lycéen, Marine Le Pen a accusé Emmanuel Macron d'être "toujours du côté qui consiste à taper sur la police". "Je considère que les forces de l'ordre font leur travail", dans "des conditions qui sont difficiles", a ajouté la candidate du RN à la présidentielle.

"Emmanuel Macron est toujours du côté qui consiste à taper sur la police", a dénoncé mercredi Marine Le Pen alors que l'exécutif a annoncé la suspension de l'usage des grenades assourdissantes pour le mouvement lycéen après notamment qu'un manifestant de 15 ans a eu la main arrachée.

"Les forces de l'ordre font leur travail"

"Clairement, moi, je considère que les forces de l'ordre font leur travail", dans "des conditions qui sont difficiles", a ajouté la candidate du RN à la présidentielle en marge d'un déplacement au sommet de l'élevage en Auvergne. "Au cours de ces deux mandats, (le chef de l'Etat) a très souvent mis en cause la police. Il a très souvent exprimé son désamour à l'égard de nos forces de l'ordre", a encore ajouté Marine Le Pen, sans étayer ces accusations.

Le mouvement de contestation lycéen qui secoue la France depuis la mi-septembre fait pourtant face à une ferme réponse policière et judiciaire, suscitant de vives critiques notamment de la gauche et de collectifs d'avocats qui dénoncent une répression disproportionnée contre des mineurs.

L'inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a été au total saisie de dix-huit enquêtes pour des interventions policières alors que plusieurs jeunes ont été grièvement blessés. En tout 215 élèves et 85 personnels de l'Education ont été blessés, ainsi que près de 800 policiers et gendarmes.

"Urgence" à mettre en place le principe "casseur-payeur"

Mercredi, dans un geste d'apaisement à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé la suspension de l'usage des grenades assourdissantes pour le mouvement lycéen.

La candidate RN a par ailleurs jugé qu'il y avait "urgence" à mettre en place le principe "casseur-payeur" dont "on a beaucoup entendu parler mais qu'on n'a absolument pas vu". "Ces lycées coûtent une fortune aux Français. Nous n'avons plus l'argent pour payer à fonds perdus ceux qui s'amusent à dégrader les biens communs", a-t-elle jugé.

Le projet de loi "casseurs-payeurs" doit être examiné en première lecture au Sénat le 27 octobre. Ce texte crée une forme de responsabilité collective en donnant la possibilité de faire payer des dégâts, y compris par le recouvrement des aides sociales, à toute personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations, même si elle n'en est pas l'auteur.