Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Blocus des lycées : la reprise des cours remplacée par un temps de «démocratie interne», Bruno Retailleau fustige une «câlinothérapie»

Des élèves du prestigieux lycée Henry IV, participant à un blocage de leur établissement, ce mardi 6 octobre. [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

Après l'immense mobilisation des lycéens et étudiants mardi, le gouvernement propose des temps d'échanges jusqu'à la fin de la semaine, en lieu et place de la reprise des cours. L'objectif : permettre aux élèves de s'exprimer, dans le cadre d'un processus démocratique.

Après la colère, le gouvernement propose aux lycéens un moment de "démocratie interne". Malgré sa volonté initiale de reprise des cours, Sébastien Lecornu n'a finalement pas répondu par un retour à la normale. Si les élèves devraient tout de même faire un retour en classe, il s'agira d'une demi-journée pour les trois jours qui viennent, dans chaque lycée.

L'idée est de "permettre à chaque équipe de direction, à chaque proviseur, d'avoir un temps de démocratie interne au sein du lycée. On ne peut pas condamner la violence devant le lycée si on n’a pas un temps politique au sein de chaque lycée", indique le Premier ministre.

La déception du personnel enseignant face à la faiblesse des annonces

Chaque recteur a pour charge ensuite de faire remonter les plaintes des élèves au ministère de l'Éducation nationale. Une réponse jugée décevante par la plupart du personnel éducatif.

"Le dialogue est important, mais il ne faudra pas simplement des paroles ni des promesses, mais aussi et surtout des actes. Il faut que l’État prenne ses responsabilités", défend Maxime Reppert, vice-président national du Syndicat national des lycées, collèges et écoles du supérieur (SNALC).

Et la proposition ne trouve pas plus d'écho au sein de la classe politique. Bruno Retailleau, candidat LR à l'élection présidentielle, parle ainsi d'une "câlinothérapie". De son côté, le président de Reconquête!, Éric Zemmour, dénonce une "capitulation".