La bataille du budget s'ouvre ce mercredi matin à l'Assemblée nationale. Les députés commencent l'examen du texte pour 2027 en commission des finances. Difficile d'imaginer un contexte plus explosif. Au lendemain d'une nouvelle mobilisation, cette discussion s'annonce bien plus risquée qu'une simple bataille de chiffres. C'est dans un pays à cran que le gouvernement doit faire passer son budget.
C'est dans un contexte explosif que les députés vont commencer l'examen du projet de budget pour 2027 en commission des finances. Et il ne suffit pas de trouver des économies, encore faut-il pouvoir les faire accepter. Or les colères sont déjà là, avant même le vote des premières mesures.
Les tensions sociales compliquent les arbitrages
Les lycéens réclament davantage de moyens, le gouvernement doit, lui, freiner la dépense. Avec une contrainte supplémentaire : près de 12 milliards d'euros de plus devraient partir dans les intérêts de la dette l'an prochain.
Et les difficultés s'alimentent. Les tensions sociales compliquent les arbitrages, l'instabilité politique inquiète les prêteurs et emprunter plus cher réduit encore les marges de l'État. À cela s'ajoute une présidentielle dans six mois.
Qui voudra endosser des mesures impopulaires ? Sans majorité, Sébastien Lecornu doit pourtant négocier pour éviter la censure. Le risque est de multiplier les concessions pour désamorcer les colères au prix des économies promises. Ce budget devrait organiser le redressement. Il devient le point de rencontre de toutes les crises.