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Blocages des lycées : passe d'armes entre les élus insoumis et Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale

La mobilisation des lycéens a été le sujet central des questions au gouvernement, ce mardi, pour la rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale. Si les élus d'opposition, et notamment de La France insoumise, s'en sont pris au Premier ministre Sébastien Lecornu, ce dernier n'a pas hésité à répondre en reprochant aux députés LFI de légitimer la violence.

Pour la rentrée parlementaire ce mardi, les députés ont tenu leur première séance de questions au gouvernement presque entièrement consacrée aux blocages des lycées. Les oppositions en ont profité pour vivement bousculer le Premier ministre Sébastien Lecornu, à commencer par La France insoumise.

"Vous faites honte à la France", lance Mathilde Panot

Les élus LFI martèlent le slogan du leader et candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, "la police tue". Mathilde Panot, cheffe du groupe des Insoumis à l'hémicycle, est allée plus loin en faisant porter la responsabilité du maintien de l'ordre au gouvernement. "Vous faites honte à la France", a-t-elle lancé.

"Les policiers exécutent vos ordres en affirmant qu'aucune consigne de retenue n'avait été donnée et qu'ils pouvaient utiliser tout l'armement à leur disposition. Vous avez autorisé le pire. Dans n'importe quelle autre démocratie, vous auriez déjà démissionné", a poursuivi Mathilde Panot.

"Pourquoi Raphaël Arnault est-il toujours membre de votre groupe ?"

La réponse du chef du gouvernement est cinglante. "Pourquoi le député Raphaël Arnault, qui a été condamné pour violence en réunion et dont les deux assistants parlementaires ont été placés en détention pour meurtre, est-il toujours membre de votre groupe ?", a embrayé le Premier ministre.

Avant de poursuivre : "Pourquoi le maire de Saint-Denis a-t-il légitimé la violence ? Pourquoi votre candidat à l'élection présidentielle fait des jeux de mots pour le moins nauséabonds avec un relent antisémite ?"

Interrogé ensuite par la droite sur le fond du dossier, Sébastien Lecornu a annoncé la suspension des cours dans les lycées en fin de semaine pour "laisser du temps à la démocratie interne" et tenter de mettre fin aux blocages.