Le blocus des lycées se poursuit en France. Alors que les syndicats appellent un "acte III" ce mardi, La France insoumise continue de souffler sur les braises de la colère des adolescents.
Les syndicats lycéens ont appelé à un "acte III" de leur mobilisation ce mardi partout en France. Aux côtés des adolescents, plusieurs partis politiques dont le Parti socialiste, le Parti communiste français mais aussi et surtout La France insoumise.
La France insoumise soutient pleinement ce que Jean-Luc Mélenchon qualifie de "plus puissant mouvement de jeunesse depuis 1968". Un mouvement que LFI a attisé la semaine dernière. "Nous sommes fiers d’être aux portes des lycées pour défendre nos gamins !", insistait le leader du mouvement la semaine dernière.
Et ce, qu’importe les affrontements avec les forces de l’ordre et les multiples dégâts causés à des bâtiments publics. Pour Jean-Luc Mélenchon, la faute incombe avant tout aux policiers. "Ce qui se passe en matière de répression est inadmissible", dénonçait le candidat à l'élection présidentielle.
Donner des gages
Jean-Luc Mélenchon alterne la violence verbale : "Ceux qui tabassent nos enfants, ceux qui laissent libre cours à leur racisme, vont bientôt nous trouver sur leur chemin. Il n’y aura ni oubli ni pardon pour personne", et les propos compatissants à l’égard d’une jeunesse en colère. "La première tâche à accomplir face à des jeunes en révolte, c’est la médiation, parler : tout enfant est comme notre enfant", insiste-t-il.
Une manière d’encourager le mouvement tout en tentant de donner des gages de responsabilité face à des scènes d’émeutes qui ont choqué l’opinion.