Face à l'envolée du prix du kérosène, les compagnies aériennes se préparent à une saison hivernale sous tension. Réduction des vols, appareils plus économes et surtout hausse du prix des billets : les passagers pourraient rapidement en faire les frais.
Le prix du kérosène est au plus haut. Les compagnies aériennes appréhendent la saison hivernale. En un an, le prix d'achat du kérosène a plus que doublé. Le baril est passé de 90 à 195 dollars, selon les derniers chiffres publiés par l'Agence internationale du transport aérien. À ce rythme, les compagnies aériennes savent qu'elles ne pourront plus être rentables. Alors, elles s'adaptent, et ce ne sera pas sans conséquences pour les passagers.
La situation commence à se tendre pour les compagnies aériennes, en premier lieu pour celles qui n'avaient pas sécurisé leurs achats à long terme avec un prix garanti, contrairement à Ryanair, par exemple, ou en partie au groupe Air France KLM, qui avait couvert les deux tiers de sa consommation pour 2026.
Une augmentation du prix du billet
Conséquence, les compagnies vont réduire leur programme pour économiser du carburant. Volotea a par exemple diminué de 10% ses vols entre novembre et février et puis, l'autre levier sera inévitablement la hausse du prix des billets explique Jérôme Bouchard du cabinet Oliver Wyman.
"Ce surcoût du kérosène, ce doublement, se retrouve dans le prix du billet que nous achetons. Certains pourraient dire 10% de plus, 20% de plus… Ce qui est sûr, c'est que le prix des billets va augmenter puisque le kérosène est une part très importante des coûts d'une compagnie aérienne. 30 à 40% de leurs coûts totaux", détaille-t-il.
Parmi les solutions privilégiées par les compagnies aériennes : laisser sur le tarmac les appareils les plus anciens, ceux qui consomment plus de carburant ou encore optimiser les plans de vol, qui peut réduire la consommation de 3%.