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Octobre rose : le «mammobile», un camion pour dépister le cancer du sein au plus près des zones isolées

[© SOEREN STACHE / dpa-Zentralbild / dpa Picture-Alliance]

Les camions de dépistage du cancer du sein se développent en France pour toucher les femmes éloignées des hôpitaux. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, un semi-remorque rose équipé comme un service de mammographie sillonne la région, dont le taux de dépistage reste inférieur de 10 % à la moyenne nationale.

Octobre rose bat son plein, et le dépistage du cancer du sein prend la route. Partout dans le pays, des camions entièrement équipés, les "mammobiles", se développent pour amener la mammographie jusqu'aux femmes qui vivent loin des hôpitaux.

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, ce dispositif est cofinancé par l'agence régionale de santé et par la région.

Un service hospitalier dans un semi-remorque rose

Tout un service de dépistage tient dans ce semi-remorque rose, pour un examen qui dure 20 minutes au total. À l'intérieur, la patiente dispose d'une cabine qui préserve son intimité, comme dans un service de mammographie classique. 

"On fait les clichés de mammographie, et ensuite la patiente voit le médecin, la radiologue présente avec nous dans le camion, qui fait l'examen clinique, la palpation, et qui fera une échographie si nécessaire", explique Sarah Balkaïd, manipulatrice radio.

"On vient au plus près" des femmes qui ne peuvent pas se déplacer

Le mammobile facilite l'accès au dépistage dans les zones les plus reculées, souligne Claire Major, cheffe d'équipe en imagerie médicale à l'Institut Paoli-Calmettes. "On vient au plus près pour celles qui ne peuvent pas se déplacer ou qui sont dans des zones où elles ne peuvent pas accéder aux mammographies. Il y en a qui ne font pas la démarche, il y en a qui sont isolées, il y en a qui ont tout simplement peur, et du coup le dépistage peut être fait."

Le vice-président de la région, François de Canson, qui cofinance le projet, n'exclut pas d'étendre le dispositif. "Le but du jeu, c'est de monter en puissance, et si demain il faut un autre mammobile, on fera en sorte d'en mettre deux à disposition", assure-t-il. L'enjeu est de taille, car le taux de dépistage du cancer du sein dans la région est inférieur de 10 % à la moyenne nationale.