La mobilisation des lycéens et des étudiants se poursuit et les débordements aussi. Environ 1.800 personnes, dont une grande majorité de mineurs, ont été placées en garde à vue cette semaine. Des images de chaos ont circulé, montrant des lycées incendiés, des pompiers et des policiers frappés. Des manifestations qui tournent au vinaigre et qui exaspèrent de nombreux Français.
Face à la porte calcinée d'un lycée, Claudine n'a plus de mots. Elle soutient certaines des revendications des jeunes, mais commence à être exaspérée par cette explosion de violence dans les rues.
"À l'origine, c'était légitime. Là, ça dégénère en violence, en destruction. Des vitrines déglinguées juste en face. C'est un peu dommage que ça vire à tout ça." Une violence qui choque jusque dans les rangs des lycéens manifestants, comme Adja, 16 ans.
"Je suis écœurée"
"Je suis pour le blocus, mais pas la dégradation. Ça devient une émeute, ils mettent le feu, ils jettent des bouts de verre. J'étais choquée. Je ne comprenais pas pourquoi ils faisaient ça", déclare la jeune fille.
Les images de lycées incendiés défilent sur l'écran de Francine. Elle est très en colère : "Vous vous rendez compte, toutes ces écoles détruites, j'étais scotchée. Je suis écœurée. Ce qui serait bien, c'est de faire payer les parents."
Et la retraitée en est persuadée : ces jeunes sont manipulés. "Toute cette gauche, avec les personnes de LFI qui font monter la température, ce n'est pas leur place de les encourager à faire la violence." Elle attend désormais une réponse forte de la justice et de la police pour canaliser toute cette violence.