Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a reçu enseignants, parents d'élèves et lycéens, alors que 735 établissements restent concernés par les blocages. L'Union syndicale lycéenne, déçue de ne pas obtenir d'annonces concrètes, appelle à poursuivre la mobilisation mardi.
Les violences, désormais hors de contrôle, ne dissuadent pas les lycéens de se mobiliser. 735 établissements restent concernés aujourd'hui par le mouvement. Une série de concertations s'est tenue rue de Grenelle, alors que le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray voit dans ces blocages une entreprise de destruction du service public.
Le ministre a rencontré tour à tour, tout au long de la journée, les enseignants, les parents d'élèves, puis les lycéens. À la sortie de ces réunions, Édouard Geffray a cherché avant tout à rassurer les élèves. "Je peux vous dire que vous êtes écoutés, que vous êtes entendus, que vous êtes aussi crus dans vos angoisses, dans vos inquiétudes, dans vos demandes, dans vos espoirs aussi. Vous êtes crus, vous êtes écoutés", a-t-il assuré.
Une plateforme à destinations des lycéens
Le ministre a également annoncé qu'une plateforme serait disponible dès lundi, permettant à tous les élèves de répondre à deux questions : quelles sont leurs difficultés, et quelles sont leurs attentes. Un résumé de l'ensemble des réponses reçues sera ensuite établi.
Une initiative jugée insuffisante par l'Union syndicale lycéenne, qui dit rester déçue de sa rencontre avec le ministre. "Ce que je peux vous dire, c'est qu'on n'a pas eu d'annonce concrète. Nous, l'Union syndicale lycéenne, on appelle à continuer la mobilisation, à continuer les manifestations", déclare son président, Riad Rani, appelant à rejoindre le mouvement de l'acte 3 mardi. Reste à savoir si le week-end permettra de faire retomber la tension.