Si le mouvement lycéen se poursuit ce vendredi, de nombreux manifestants ne semblent pas très au fait de ce pour quoi ils se révoltent depuis le début de la semaine. Certains assument même d'en profiter pour se détendre quelques jours, loin des cours.
"Le blocage des lycées a basculé en violences urbaines". Voici ce qu'a dénoncé Matignon jeudi, à l'issue d'une cellule interministérielle de crise. Le mouvement se poursuivra ce vendredi; problème, ces manifestants, ou ces casseurs, ne sont pas toujours bien au fait des revendications.
Une élève confond LFI avec... le FLN
Exemple à Toulouse. Cela fait trois jours que Clément, élève de terminale, n'est pas allé en cours. Il fait partie des grévistes, et pour lui, c'est un peu à la carte. "Là, je me promène avec un ami. On va aller manger dehors et tout. Bon, je devrais être en cours de mathématiques là. Ça nous laisse quelques petites journées de repos pour profiter", assure-t-il.
Clarisse est quant à elle plus assidue et n'a manqué aucune manifestation. Mais niveau revendication et culture politique, c'est encore un peu juste. "Je suis de droite, euh non, c'est juste que je confonds ma droite et ma gauche. Moi, je suis de gauche, du côté du FLN... Oh, non non, je ne suis pas sûre. Euh, LFI. Parce que c'est ma grande sœur qui me l'a dit", s'égare cette dernière.
Une vulnérabilité évidente, associée à une colère très colorée politiquement. "Ici, on fait juste parler, on l'a bien vu. On brûle parce qu'il faut qu'on nous entende. On voit qu'un feu commence, on jette des choses dedans, le feu prend de l'ampleur. Ça fait partie d'une révolte", témoigne un casseur. Face à la dérive de ces élèves, tous les lycées du département seront fermés ce vendredi.