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Budget 2027 : Sébastien Lecornu dévoile son plan pour ramener le déficit à 5% du PIB

[© MUSTAFA YALCIN / ANADOLU / Anadolu via AFP]

Dans un contexte économique délicat, le gouvernement de Sébastien Lecornu dévoile ses projets de loi de finances et de budget de la Sécurité sociale, avec 54 milliards d'euros d'économies espérées. Retraités, entreprises et collectivités devraient tous être mis à contribution.

Taux d'intérêt records, prix de l'énergie au plus haut... C'est dans un contexte économique très délicat que le gouvernement de Sébastien Lecornu dévoile ses projets de loi de finances et de budget de la Sécurité sociale. 

L'exécutif espère 54 milliards d'euros d'économies. Entreprises et ménages ne seront pas épargnés. Pour atteindre son objectif de ramener le déficit à 5 % du PIB, le gouvernement va augmenter les impôts des retraités. Un coup de rabot est également attendu sur les APL, les franchises médicales et le compte personnel de formation. 

Pour l'économiste Christian Saint-Étienne, personne ne sera épargné. "On pourrait avoir 15 milliards de hausse des impôts et 15 milliards de baisse des dépenses. Il n'y a pas de mesure franche, par exemple, sur les collectivités locales. Le gros de l'effort va porter sur les retraités et les entreprises", explique-t-il.

Un budget d'"austérité limité", selon un économiste

Pour Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco, ce sera surtout à l'État de montrer l'exemple. "C'est un budget d'austérité limité, je vais l'appeler comme ça. De ce qui a filtré, il y a notamment la volonté de supprimer quelques niches fiscales, mais j'ai quand même l'impression que la philosophie globale sera plus d'axer sur la baisse de la dépense : dépense des retraites, dépense sociale, dépense de fonctionnement de l'État", détaille-t-il.

Les entreprises redoutent d'assumer une large part de l'effort budgétaire. La forte hausse envisagée de la taxe sur les infrastructures passe notamment très mal chez les concessionnaires autoroutiers et aéroportuaires, mis devant le fait accompli. Pour eux, cette mesure risque de faire fuir les investisseurs, dont la France a pourtant besoin, avec une dette qui n'a jamais été aussi abyssale.