Dans plusieurs grandes villes de l'Hexagone, comme à Lyon, les blocus de lycées s'enchaînent depuis lundi. Des manifestations violentes, suscitant la peur chez certains élèves mais causant surtout des milliers d'euros de dégâts matériels.
Comme depuis le début de la semaine, de nombreux blocages de lycées ont été constatés ce mercredi matin en France. Exemple à Lyon et dans son agglomération, que cela soit à Vénissieux, Vaulx-en-Velin ou Villeurbanne.
Au lycée Edouard Herriot, dans le sixième arrondissement, l'atmosphère était électrique. "Des individus du lycée ont pris des poubelles, les barrières extérieures. Ils ont mis le feu et accroché des pancartes qui disaient 'Free Palestine'. Il y a eu aussi des feux d'artifice, lancés vraiment très près du sol. Je trouve que ça a été quand même violent", témoignent Camille et Chaïma, élèves de seconde.
Des actes commis, semble-t-il, à chaque fois par des minorités de 20 ou 30 individus masqués. Et le plus souvent désapprouvés par une majorité de lycéens, à l'image d'Ilona et de Nella.
"J'ai eu vraiment peur"
"Je suis contre la manière dont a été mené le blocus. Le fait de brûler le matériel que nos parents payent avec les impôts, c'est n'importe quoi", déplore l'une, quand l'autre ajoute : "Je n'ai pas aimé ce qu'il s'est passé, quand ils ont commencé à tout brûler. J'ai eu vraiment peur. Ils ont bloqué la route, ça non plus je n'ai pas aimé. Parce que, du coup, maintenant je dois rentrer à pied, il n'y a pas de bus".
Depuis, la situation s'est un peu calmée, même si les CRS continuent de faire la chasse à des petits groupes isolés. L'heure est plutôt au recensement des dégâts avec beaucoup de poubelles brûlées, des vitres d'abribus fracassées. Dans le seul lycée La Martinière Diderot à Lyon, les dégâts ont été évalués ce mercredi matin à 100.000 euros par Laurent Wauquiez. Le conseil spécial de la région Auvergne-Rhône-Alpes a déjà promis d'envoyer la facture aux parents des casseurs.