Selon l'agence contre le cancer de l'Organisation mondiale de la santé, un cas sur huit pourrait être évité. Plus de deux millions de cancers ont en effet été provoqués, en 2024, par des infections, que ce soit des virus, des bactéries ou des parasites.
Un cancer sur huit serait causé par une infection et donc évitable. C'est ce que révèle une étude publiée par l'agence contre le cancer (Circ) de l'Organisation mondiale de la santé. Les chercheurs ont estimé qu'au total, en 2024, les infections à certains virus, parasites et bactéries étaient responsables de plus de deux millions de cancers.
Un taux de vaccination loin de celui recommandé
L'infection qui en entraîne le plus est la bactérie Helicobactère pylori (760.000 nouveaux cas dans le monde en 2024, principalement des cancers de l'estomac). Pourtant, un dépistage rapide et dix jours d'antibiotiques suffisent souvent à éliminer la bactérie.
Autre fléau : l'hépatite C, infection pour laquelle il existe un traitement ou encore le papillomavirus, responsable de 750.000 cas, majoritairement des cancers du col de l'utérus. Et ce alors qu'un vaccin très efficace existe là-aussi pour éviter les tumeurs.
"Quand on vaccine avant 15 ans, on éviterait un peu moins de 90% des cancers du col de l'utérus. Aujourd'hui, les pays qui ont eu une campagne vaccinale efficace sont en train de parler d'éradication de cette maladie", rappelle le professeur Xavier Carcopino, président de la Société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale.
Aujourd'hui en France, seuls 60% des moins de 15 ans sont vaccinés. Loin des 90% recommandés par l'OMS pour un jour, espérer éliminer le papillomavirus et éviter des milliers de cas de cancers chaque année.