La mobilisation lycéenne se poursuit ce mardi 29 septembre. Tandis que des violences sont recensées en marge des manifestations, La France insoumise est directement mise en cause, accusée d'attiser la colère des lycéens.
Ce mardi, le ministère de l'Éducation a recensé 338 établissements concernés par les manifestations et blocages, qui ont entraîné 40 interpellations. Une mobilisation qui s'invite sur la scène politique.
Les appels à s'interposer et les discours anti-flics se multiplient du côté de La France insoumise, accusée de souffler clairement sur les braises de cette contestation.
Des déclarations polémiques
Jean-Luc Mélenchon place les forces de l'ordre au cœur de sa charge et appelle parents et militants à se mobiliser : "Nous sommes fiers d'être aux portes des lycées pour défendre nos gamins. Parents, militants insoumis, mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière : ceux qui tabassent nos enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent, ceux qui laissent libre cours à leur racisme vont bientôt nous retrouver sur leur chemin", a-t-il lancé depuis la place de la République, à Paris.
Devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis ce mardi, Bally Bagayoko a défendu, quant à lui, une conception très contestée de l'usage de la violence dans la mobilisation. "La violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi. Le problème que l'on dit à tous ces jeunes-là, c'est oui, elle peut être légitime. Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux", a-t-il déclaré devant les caméras.
Face à cette escalade verbale, le Premier ministre Sébastien Lecornu dénonce une surenchère irresponsable. Le candidat LR Bruno Retailleau veut, lui, une réponse judiciaire. Il demande au gouvernement de signaler ces faits au titre de l'article 433.10 du Code pénal, sur la provocation directe à la rébellion.