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Cycliste tuée en Saône-et-Loire : le chauffard positif à la cocaïne

(Illustration) [Isabelle Souriment / Hans Lucas / via AFP]

Le parquet de Dijon indique que l'automobiliste impliqué dans la mort d'une cycliste en Saône-et-Loire était positif à la cocaïne et à la morphine. Le conducteur roulait à "une vitesse excessive", a précisé le parquet. La victime est une mère de famille qui essayait son nouveau vélo en présence de deux de ses trois enfants.

L'automobiliste qui a violemment percuté et tué une mère de famille à vélo en Saône-et-Loire, avant d'être rattrapé et agressé par son mari, était positif à la cocaïne et à la morphine, a-t-on appris samedi auprès du parquet. "Les prélèvements réalisés sur le conducteur du véhicule se sont avérés positifs à la cocaïne et à la morphine", a indiqué à l'AFP la procureure de la République à Mâcon, Anne-Lise Furstoss.

L'automobiliste roulait à "une vitesse excessive"

Jeudi en fin de journée, la mère de famille de 33 ans essayait son nouveau vélo en présence de deux de ses trois enfants, âgés de 8 et 10 ans, devant le domicile familial à Salornay-sur-Guye, quand elle a été fauchée par un véhicule, décédant sur place.

L'automobiliste roulait à "une vitesse excessive", avait précisé le parquet. Selon les gendarmes, la cycliste a été violemment percutée. Elle a été projetée et un de ses bras a été arraché. Le mari de la victime, témoin de l'accident, a alors rejoint le chauffard, également trentenaire, qui s'était arrêté non loin des lieux, et lui a asséné plusieurs coups avec un cutter.

Deux enquêtes ouvertes

Les blessures du conducteur ont nécessité son transport en hélicoptère vers le CHU de Dijon, sans que son pronostic vital soit engagé selon la procureure. Il est "toujours actuellement hospitalisé", a indiqué la procureure samedi après-midi, son état ne permettant pas son placement en garde à vue.

Le parquet de Mâcon a ouvert deux enquêtes, la première du chef d'homicide routier, la seconde du chef de violences commises à l'aide ou avec l'usage d'une arme (le véhicule étant considéré comme une arme). Le mari n'a pas non plus été placé en garde à vue. "Les investigations se poursuivent pour le moment concernant ce second dossier", a expliqué la procureure.