Les autorités ne veulent prendre aucun risque. Selon les informations d’Europe 1, plusieurs personnalités radicalisées ont reçu un arrêté ministériel leur imposant "une interdiction de paraître" dans plusieurs villes où le pape Léon XIV doit se rendre.
Une mesure préventive. A l’occasion de la venue du pape Léon XIV en France, plusieurs personnalités musulmanes font l’objet d’une "interdiction de paraître" dans certaines villes ou secteurs où le souverain pontife doit se rendre.
Cette interdiction peut être assortie, pour certaines personnes concernées, d'une convocation quotidienne dans un commissariat ou dans une gendarmerie locale.
Des figures religieuses proches de la mouvance islamiste
Les personnes visées par ces arrêtés ministériels ont notamment interdiction de mettre les pieds à Paris ou encore à Saint-Denis où plus de 80.000 jeunes de 17 à 35 ans sont attendus vendredi soir pour une veillée avec le pape Léon XIV.
Parmi les personnes concernées par cet arrêté, des imams, des figures proches de la mouvance frériste ou encore des personnalités faisant l’objet d’une fiche MICAS (mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance) au titre de la radicalisation islamiste et qui pourrait constituer une menace pour l’ordre public.
Recours devant le tribunal administratif
Parmi les personnes visées par cet arrêté, l’imam Nourreddine Aoussat, un franco-algérien qui avait menacé l’ancien Premier ministre Gabriel Attal de "fatwa" sur les réseaux sociaux. Après avoir pris connaissance de cette interdiction de paraître, Nourreddine Aoussat a vivement réagi sur son compte Facebook.
Il a notamment dénoncé "une mesure arbitraire et une atteinte grave à la liberté fondamentale de circuler d’un citoyen". Il entend contester cet arrêté devant le tribunal administratif de Paris.