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Léon XIV en France : gardes suisses et gendarmes du Vatican mobilisés pour sa sécurité

Lors de la venue du pape en France, les gardes suisses devraient rester loin de cet uniforme emblématique. [ALESSIA GIULIANI / CPP / HANS LUCAS / Hans Lucas via AFP]

Alors que Léon XIV doit effectuer plusieurs déplacements au contact de la foule lors de sa visite en France, sa sécurité fait l’objet d’un dispositif exceptionnel. Policiers d’élite français, véhicule blindé et gardes suisses du Vatican seront mobilisés pour protéger le souverain pontife, jusque dans ses déplacements les plus exposés.

À l’occasion de sa visite en France, la sécurité du pape Léon XIV fait l’objet d’un dispositif particulièrement renforcé. Plusieurs déplacements en papamobile sont prévus au milieu de la foule, nécessitant une coordination étroite entre les forces de sécurité françaises et les hommes chargés de la protection rapprochée du souverain pontife.

Selon les informations d’Europe 1, le Service de la protection (SDLP) doit mobiliser plusieurs de ses policiers d’élite afin d’assurer la sécurité du pape lors de ses déplacements. Un véhicule blindé a également été réservé afin de permettre, si la situation l’exigeait, une exfiltration rapide du souverain pontife.

Mais au plus près de Léon XIV, ce sont surtout les célèbres gardes suisses du Vatican qui seront à l’œuvre.

Les gardes suisses, une tradition vieille de cinq siècles

La Garde suisse pontificale est souvent présentée comme la plus petite armée du monde. Elle compte aujourd’hui 135 membres chargés notamment de protéger le pape et certains lieux stratégiques du Vatican.

Son histoire remonte au début du XVIe siècle. À cette époque, les soldats suisses jouissent d’une réputation de combattants particulièrement disciplinés et fidèles. C’est notamment cette réputation qui conduit les papes à faire appel à eux pour assurer leur protection.

Le 6 mai 1527, lors du sac de Rome, les gardes suisses entrent définitivement dans l’histoire. Alors que les troupes impériales envahissent la ville, 189 gardes affrontent les assaillants afin de permettre au pape Clément VII de rejoindre le château Saint-Ange. Cent quarante-sept d’entre eux trouvent la mort en défendant le souverain pontife.

Depuis, le 6 mai demeure une date symbolique pour la Garde suisse puisque c’est traditionnellement le jour où les nouvelles recrues prêtent serment et s’engagent à protéger le pape, au péril de leur vie si nécessaire.

Une sélection particulièrement stricte

Devenir garde suisse ne s’improvise pas. Les candidats doivent notamment être de nationalité suisse et de confession catholique. Ils doivent également satisfaire à des critères physiques précis et s’engager pour une durée minimale de 27 mois.

Après leur formation, les recrues peuvent revêtir le célèbre uniforme de la Garde suisse. Avec ses larges bandes bleues, rouges et jaunes, ses manches et pantalons bouffants et sa collerette blanche, cette tenue semble tout droit sortie d'une peinture de la Renaissance.

Mais lors de la visite de Léon XIV en France, les gardes suisses devraient rester loin de cet uniforme emblématique. Pour cette mission particulière, les hommes chargés de la protection rapprochée du pape seront vêtus de costumes sombres. Leur apparence discrète doit leur permettre de se fondre dans le dispositif de sécurité français tout en restant au plus près du souverain pontife.

Armés notamment de pistolets Glock 19 de calibre 9 mm, ils auront pour mission de maintenir autour de Léon XIV une véritable bulle de protection. Car derrière les images de ferveur populaire et les bains de foule en papamobile se cache une organisation millimétrée.