Le prix du gazole s'établissait mardi à 2,41 euros le litre en moyenne en France, selon une analyse de l'AFP des données publiques, un record. Ceux de l'essence SP98 à 2,27 euros et SP95-E10 à 2,17 euros. Une situation qui exaspère de nombreux automobilistes, comme dans la métropole lilloise.
Le prix du baril de Brent "est en train de redescendre et les acteurs économiques font le pari d'une amélioration", a déclaré Philippe Casbas, nouveau président du syndicat professionnel des pétroliers Ufip, sur Europe 1. Mais "pour qu'il descende réellement", et entraîne avec lui les prix à la pompe, il faurait qu'il y ait des signaux d'accalmie" au Moyen-Orient, a-t-il souligné.
Sébastien Lecornu entend proposer aux parlementaires d'inscrire dans le budget pour 2027 une "règle d'or" établissant que les surplus éventuels de TVA générés par la hausse des prix des carburants soient "neutralisés" et "restitués" aux Français, a annoncé son entourage mardi.
Pour autant à ce stade, le gouvernement n'a en "rien profité" de la hausse des prix puisque ses recettes ne sont pas positives : la balance depuis le début de la crise en février s'établit à - 407 millions d'euros par rapport à la même période de l'an dernier du fait de la baisse de la consommation, a précisé la même source.
Emmanuel Macron sera interviewé jeudi soir en direct sur TF1 et France 2, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et la hausse des prix des carburants. Le chef de l’État répondra aux questions de Gilles Bouleau et Caroline Roux à partir de 20 heures.
Le président a réuni vendredi dernier les chefs de parti ou candidats à la présidentielle à l'Elysée puis a tenu dans la foulée une conférence de presse, dressant un sombre tableau de la menace "hybride" russe et de la crise des prix du carburant.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a tenu lundi deux réunions avec des ministres : l'une le matin sur les approvisionnements en pétrole et en gaz, perturbés par une guerre au Moyen-Orient qui s'éternise, et l'autre l'après-midi, qui a duré 2h30, dédiée à "l'accompagnement à court et moyen termes" des Français face à l'envolée des prix à la pompe.
Adapter les dispositifs et tenter d'agir sur les approvisionnements : le gouvernement va présenter mardi, à partir de 17 heures, de nouvelles aides aux Français les plus touchés par la flambée des prix des carburants, alors que sa marge de manoeuvre budgétaire est réduite et les contraintes internationales amenées à durer.
Lors d'une conférence de presse à Bercy, les ministres Maud Bregeon (porte-parole et Energie), Roland Lescure (Economie), David Amiel (Comptes publics), Stéphanie Rist (Santé), Catherine Chabaud (Mer et Pêche) et Serge Papin (PME, Commerce) présenteront chacun les dispositifs relevant de leur périmètre, destinés à "accompagner les ménages, les entreprises et les secteurs les plus exposés".