Alors que Ségolène Royal a comparé son concurrent Raphaël Glucksmann de "stagiaire", dans le cadre de la primaire de la gauche, le député européen lui a répondu, affirmant ne pas avoir, lui, "quémandé des postes auprès d'Emmanuel Macron". La commission d'organisation du scrutin a été contrainte de calmer le jeu.
Le ton monte entre deux candidats de la primaire socialiste. Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann s'écharpent par médias interposés ces dernières heures. Tout est parti d'une déclaration peu reluisante de la finaliste de la présidentielle de 2007 à l'égard du patron de Place publique.
Glucksmann, un "stagiaire" en politique
Ségolène Royal a accusé son rival de manquer d'expérience et d'être un "stagiaire" en politique. "Il n'a jamais géré quoi que ce soit, il n'a pas de métier d'origine, il n'a jamais géré une collectivité locale, une entreprise, etc. Vous ne pouvez pas passer d'une activité respectable à diriger un État si vous n'avez jamais été élu au suffrage universel direct", a-t-elle lancé.
L'ancienne ministre de la Transition écologique est même allée plus loin, en menaçant de ne pas soutenir sa candidature. Si Raphaël Glucksmann gagne la primaire et s'allie avec les macronistes, il "rompt le contrat", a affirmé la candidate.
"Je n'ai pas quémandé des postes auprès d'Emmanuel Macron"
Le député européen n'a pas tardé à répliquer. "Je ne suis pas, moi, en politique depuis 45 ans. Je n'ai pas quémandé des postes auprès d'Emmanuel Macron pour être ministre ou finir ambassadrice, je n'ai pas ensuite choisi Jean-Luc Mélenchon par dépit", a-t-il déclaré.
Une réplique cinglante qui vise directement le parcours de Ségolène Royal. Face à cette escalade, la commission d'organisation de la primaire a dû intervenir, et a rappelé que les attaques personnelles étaient interdites. Reste à savoir si ces consignes seront appliquées ou non mercredi soir, à l'occasion du premier débat.