Des explosions ont été entendues, dans la nuit de samedi à dimanche, par les habitants de Ryad, la capitale de l'Arabie saoudite. Le pays est devenu le centre névralgique du conflit au Moyen-Orient, depuis la reprise des affrontements avec les Houthis du Yémen.
Des flammes et de la fumée noire sont visibles dans les environs de l'aéroport international de Ryad, ont indiqué samedi à l'AFP deux habitants de la capitale d'Arabie saoudite. "On a vu de la fumée noire et des flammes vers l'aéroport", a rapporté l'un d'eux, tandis que le site spécialisé Flightradar24 y a signalé des "perturbations majeures".
Le site a classé l'aéroport au niveau maximum de perturbation, avec des vols annulés ou retardés.
Un réservoir de carburant d'Aramco en feu
Selon les premières constatations, un réservoir de carburant d'Aramco est en feu près de l'aéroport de Ryad. Des vidéos sur les réseaux sociaux montrent un énorme panache de fumée noire, s'élevant au-dessus de l'infrastructure.
Yemen’s Ansarallah Targeted and HIT Riyadh International Airport in Saudi Arabia
FLIGHTS SUSPENDED
Some sources report that two Aramco fuel tanks north of the airport and the airport's cargo building were targeted.
Runways 15L and 15R at Riyadh International Airport are out… pic.twitter.com/VQ7HoQRZh2— Ryan Rozbiani (@RyanRozbiani) September 19, 2026
L'Arabie saoudite a émis dans la nuit de vendredi à samedi des alertes de risque d'attaques pour la capitale pour la première fois depuis la reprise des hostilités avec les Houthis du Yémen, suivies par de fortes explosions entendues dans la ville.
Des explosions entendues dans la nuit par les habitants
Plus tôt ce matin, les habitants de Ryad ont été réveillés par une alerte de risque d'attaque suivie de deux fortes explosions, une première dans la capitale saoudienne depuis la reprise des affrontements avec les Houthis du Yémen.
Mais les frappes houthies en Arabie saoudite ont jusqu'ici majoritairement ciblé des installations pétrolières et des bases militaires dans le sud ou sur la côte donnant sur la mer Rouge, loin de Ryad, qui n'avait pas encore été menacée depuis la reprise des hostilités en juillet.
Les autorités n'ont pas encore détaillé le motif de ces alertes, émises également dans d'autres régions du pays, ni sur d'éventuelles victimes ou dégâts.