Le directeur général de Valeo, Christophe Périllat, appelle l'Europe à renforcer sa production automobile pour réduire la dépendance du secteur à la Chine. Il plaide notamment pour que les véhicules vendus et produits en Europe intègrent au moins 75% de composants européens.
Le directeur général de l'équipementier automobile français Valeo, Christophe Périllat, a plaidé jeudi 17 septembre pour le renforcement de la production automobile en Europe afin de réduire la dépendance du secteur à la Chine. "Une voiture qui est vendue en Europe, elle doit être assemblée en Europe avec des composants qui viennent principalement d'Europe", a affirmé Christophe Périllat sur BFM Business.
"L'Europe est 30% moins compétitive que la Chine", a déclaré le patron de Valeo, qui explique cet écart par cinq années de déflation successives en Chine et cinq années d'inflation en Europe. Il faut aussi "inciter 'la Chine' à produire en Europe. L'Europe n'est pas un territoire fermé".
Un bénéfice net de 105 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année
Selon les données de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), les marques chinoises ont atteint 9% des ventes de voitures dans l'Union européenne au premier semestre 2026.
"Je pense que l'Europe doit avoir une industrie automobile forte et locale", a martelé le directeur général de l'équipementier automobile, qui "plaide au minimum pour le statu quo par rapport à la situation actuelle, c'est-à-dire 75%" de composants provenant d'Europe pour les véhicules produits sur le continent.
Les rapporteurs du Parlement européen travaillent actuellement sur "l'Industrial Accelerator Act", un projet permettant de renforcer la production européenne, avec l'une des propositions permettant aux véhicules d'être composés d'au moins 75% de composants d'origine européenne en valeur, hors batteries.
Sur les six premiers mois de l'année, Valeo a dégagé un bénéfice net de 105 millions d'euros, contre 104 millions d'euros sur la même période un an plus tôt.