Invitée de la Grande Interview Europe 1-CNEWS ce mardi 15 septembre, Ségolène Royal a accusé le gouvernement de rester "inerte" face à la colère sociale et à la hausse du prix des carburants. Candidate à la primaire socialiste, l’ancienne ministre appelle à supprimer une taxe sur l’essence, à baisser la TVA et à négocier au niveau européen pour ramener le litre autour de 1,70 euro.
Ségolène Royal accuse le gouvernement de laisser monter la colère. Invitée de la Grande Interview Europe 1-CNEWS ce mardi 15 septembre, l’ancienne ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer a vivement critiqué l’attitude de l’exécutif face à la hausse des prix du carburant et aux difficultés rencontrées par plusieurs professions.
"Ce qui est incompréhensible, c’est que ce geste ne soit pas fait", a-t-elle déclaré, en référence à une baisse des taxes sur les carburants. Ségolène Royal estime que la France devrait s’inspirer de ses voisins européens. "Il a été fait dans les pays voisins. Il a été fait en Italie, il a été fait en Espagne. Pourquoi est-ce que le gouvernement bloque ?", a-t-elle interrogé.
Pour la candidate à la primaire socialiste, cette absence de réponse n’est pas seulement une erreur politique. Elle y voit une stratégie. "Je pense que c’est parce qu’il joue la carte du chaos", a-t-elle affirmé. Selon elle, la montée des tensions sociales s’explique par les difficultés économiques auxquelles sont confrontées de nombreuses professions. "Pourquoi est-ce qu’il y a une montée des violences ? C’est parce qu’il y a des faillites", a-t-elle poursuivi.
Supprimer la taxe de 15 centimes liée aux certificats d’économie d’énergie
Ségolène Royal accuse le gouvernement de regarder "inerte" les faillites se multiplier et la violence monter. "Une fois de plus, je répète, je pense qu’il joue le chaos", a-t-elle insisté. L’ancienne ministre a toutefois appelé les Français mobilisés à ne pas tomber dans le piège de la colère. "Dans huit mois, il y a une élection", a-t-elle rappelé, estimant que les citoyens devaient se montrer "plus responsables que ce gouvernement irresponsable".
Ségolène Royal a ensuite détaillé les mesures qu’elle prendrait si elle était "à la place d’Emmanuel Macron". Première décision selon elle : supprimer la taxe de 15 centimes liée aux certificats d’économie d’énergie. "On sait en plus que c’est une taxe qui est fraudée, qui est mal utilisée, il y a une opacité sur l’utilisation de cet argent, donc il faut supprimer immédiatement cette taxe", a-t-elle défendu.
Mais cette suppression ne suffirait pas, selon elle, à faire baisser suffisamment les prix à la pompe. Ségolène Royal plaide aussi pour une baisse de la TVA et de la taxe sur l’énergie, l’ancienne TIPP. Elle dénonce au passage "un impôt sur l’impôt", puisque la TVA s’applique également sur cette taxe. L’ancienne ministre estime aussi qu’une négociation rapide doit être engagée à l’échelle européenne pour permettre une baisse des taxes en période de crise.