Les crèmes antirides peuvent-elles réellement ralentir le vieillissement cutané ? Réunis à Heidelberg, en Allemagne, à l’occasion du 55e Congrès européen de recherche dermatologique, chercheurs et dermatologues ont consacré une session entière à cette question. Selon la Dr Barbara Dalbos, certains actifs ont fait leurs preuves, tandis que la prévention reste essentielle.
Les rides sont-elles une fatalité ? Pas complètement. Si la chirurgie esthétique reste une option pour corriger les signes du vieillissement, certaines solutions moins invasives peuvent aussi agir sur la qualité et l’apparence de la peau. Mais toutes les crèmes antirides ne se valent pas.
Pour la Dre Barbara Dalbos, directrice du service de dermatologie esthétique de la clinique SHA Wellness, un actif se distingue particulièrement lorsqu'il s'agit de lutter contre le vieillissement cutané : les dérivés de la vitamine A, notamment le rétinol et le rétinal.
"Si on parle d’anti-âge pur, il y a le fameux dérivé du rétinal, le rétinol, le rétinal. C’est les seuls produits qui ont montré vraiment leur efficacité sur le vieillissement", explique la spécialiste.
Rétinol et rétinal : des actifs qui ont fait leurs preuves
"Ça permet un renouvellement de l’épiderme. Et ça, on peut le mettre un jour sur deux. Et on peut commencer assez tôt. Il y a des preuves scientifiques, donc oui, ça marche", souligne la Dre Dalbos.
Selon la dermatologue, une routine préventive peut notamment être envisagée dès la trentaine.
Lorsque les marques du vieillissement sont déjà visibles, d’autres techniques de médecine esthétique peuvent également être proposées. Parmi elles, les traitements utilisant de petites perforations de la peau, destinés à stimuler les mécanismes naturels de régénération.
La médecine esthétique cherche désormais à stimuler la peau plutôt qu’à la remplir
"On ne cherche plus tellement à remplir. On cherche surtout à envoyer des messagers pour obliger les cellules à se régénérer par elles-mêmes", détaille la spécialiste.
Parmi les substances utilisées figurent notamment les polynucléotides et les exosomes. Ces petites particules sont présentées comme des messagers capables de transmettre des informations aux cellules cutanées et de stimuler les processus de régénération.
Mais avant même de parler de crèmes ou de médecine esthétique, le meilleur réflexe reste la prévention solaire. La Dre Dalbos rappelle que l’exposition aux rayons ultraviolets est responsable d’une part majeure du vieillissement cutané, souvent estimée autour de 80 %.
Pour limiter ce phénomène, un geste simple reste donc incontournable : appliquer quotidiennement une protection solaire à indice élevé, idéalement SPF 50, sur les zones exposées.