Invité d'Europe 1 à l'occasion du 25e anniversaire des attentats du 11-Septembre, Daniel Vaillant, ancien ministre de l'Intérieur, a défendu une ligne de fermeté face à l'islamisme radical. Interrogé sur les Frères musulmans, il estime que la priorité n'est pas l'interdiction du mouvement mais une action plus résolue de l'État contre ceux qui menacent la sécurité du pays.
Depuis les attentats du 11-Septembre 2001, la question de la lutte contre le terrorisme reste centrale dans le débat public. Vingt-cinq ans après les attaques contre le World Trade Center, Daniel Vaillant estime que les pouvoirs publics doivent encore renforcer leur réponse face aux idéologies islamistes. À ses yeux, la réponse passe par une action ferme et constante sur le terrain.
"C'est moins un problème d'interdiction qu'un problème de fermeté"
Interrogé sur la mouvance des Frères musulmans, interdite dans plusieurs pays mais pas en France, l'ancien ministre de l'Intérieur estime que "c'est moins un problème d'interdiction qu'un problème de fermeté".
"Il faut être beaucoup plus ferme et intransigeant vis-à-vis de ceux qui se battent contre l'humanité. Parce que c'est ça la réalité de ces gens-là", explique-t-il. L'ancien ministre insiste également sur la nécessité de maintenir une vigilance constante. "Il faut être extrêmement vigilant et réactif par rapport à toute intrusion qui viserait à développer des actes terroristes."