Le marché locatif se tend fortement, avec 70 % d'annonces en moins en cinq ans. Entre les logements classés F et G progressivement sortis du marché, des taux de crédit toujours élevés et une construction neuve insuffisante, plusieurs facteurs expliquent cette pénurie qui se fait particulièrement sentir en cette rentrée 2026.
Quand le logement ne va pas, ce sont les Français qui trinquent. Le marché de la location est aujourd'hui bloqué, avec 70% d'annonces de mise en location en moins en cinq ans. Comment expliquer cette pénurie, qui se fait particulièrement sentir en cette rentrée 2026 ? Une équation simple : mauvaises politiques et rendez-vous manqués ont contribué à aggraver la pénurie de logements. Dernier exemple en date, le 9 juillet 2026, avec la loi "Relance Logement".
Une loi pour remettre des logements sur le marché
Le texte a été adopté par les sénateurs avant d'être transmis, dans la foulée, à l'Assemblée nationale. Mais depuis, rien ne s'est passé : il n'a pas été inscrit à l'ordre du jour et aucun rapporteur n'a été désigné. Les travaux parlementaires ne devraient pas reprendre avant le 1er octobre.
Mais que contient le texte ? Il prévoit notamment de remettre à la location 700.000 logements que le législateur avait progressivement exclus du marché en les classant parmi les "passoires thermiques". Plus précisément, il permettrait leur retour sur le marché dès lors que le propriétaire bailleur s'engage à réaliser des travaux d'isolation dans les trois ans.
À cela s'ajoutent les taux de crédit immobilier, qui pourraient approcher les 4 % à la fin de l'année 2026, loin des 1 % observés avant la crise sanitaire. Résultat : les locataires qui souhaiteraient acheter ne libèrent pas leur logement. Même avec une légère baisse des prix au mètre carré, les mensualités de crédit dépassent souvent leur budget et les limites d'endettement autorisées. Conséquence : le marché manque de rotation.
Enfin, la construction neuve reste très insuffisante. De plus, une grande partie des logements construits bascule désormais vers le logement social, alors même que la demande dans ce secteur explose. Une situation qui témoigne des difficultés économiques croissantes rencontrées par une partie des Français.