Europe 1 vous dévoile les grands enseignements d'un rapport qui sera publié ce lundi sur l'ampleur des cyberattaques lancées par des hackers nord-coréens. Le rapport, publié par l'entreprise française Sekoia, en collaboration avec la sécurité suisse Kudelski Security, détaille les mécanismes déployés à l'échelle industrielle qui ont déjà permis d'amasser des milliards de dollars.
Frappée par des sanctions internationales encore plus dures depuis 2017, la Corée du Nord a trouvé la parade pour financer ses programmes nucléaires et de missiles balistiques : former une armée de cyber-attaquants.
Leur mission est claire, rapporter le maximum d'argent possible. Un phénomène qui a pris de l'ampleur ces derniers mois, observe Coline Chavane, experte cyber dans l'entreprise française Sekoia.
"Une des spécificités de la Corée du Nord, c'est que l'on peut dire que c'est l'un des seuls pays à avoir un programme cyber qui est vraiment rentable. C'est une menace qui paraît peu sophistiquée, mais qui, en fait, est très lucrative. Un exemple : en 2025, ce sont 1,5 milliard de dollars qui ont été extorqués d'une plateforme d'échange de cryptomonnaies", explique-t-elle.
Six milliards de dollars récoltés depuis 2022
Six milliards de dollars récoltés depuis 2022 en exploitant des failles informatiques pour récupérer des données, mais aussi en formant des hackers à se faire recruter, en ligne, par des entreprises pour les infiltrer. Et là, c'est le jackpot assuré.
La France n'est pas spécifiquement ciblée par la Corée du Nord, mais elle n'est absolument pas épargnée. Par exemple, l'opération DreamJobs continue de faire des dégâts. Cette fois, les pirates se font passer pour un recruteur, ils vous envoient un fichier PDF pour postuler. Si vous cliquez, votre ordinateur est infecté.