Après le Tour de France en juillet, la Vuelta en septembre. En raison de températures extrêmes, la 15e étape du Tour d'Espagne sera raccourcie dimanche, passant de 189,7 à 110,2 kilomètres, a annoncé samedi soir l'organisation.
"La décision a été prise à la suite de l'activation du protocole relatif aux températures extrêmes et après une réunion réunissant les représentants du collège des commissaires, des équipes, des coureurs et de la direction de la Vuelta", ont indiqué dans un communiqué les organisateurs du Tour d'Espagne, alors que des températures égales voire supérieures à 40°C à l'ombre sont prévues dimanche.
Le départ réel de l'étape, qui reliera Palma de Rio à Cordoue, sera ainsi donné à 15h00 au lieu de 12h46, et la modification du parcours interviendra "à partir du kilomètre 52", précise la Vuelta.
Une chaleur qui a atteint des sommets
Le Tour d'Espagne est un des trois grands Tours de la saison, avec ceux d'Italie et de France. Si la chaleur est coutumière dans le sud du pays en fin d'été, elle a atteint des sommets quasi inégalés ces derniers jours.
Un record historique pour septembre (45,7°C) a ainsi été égalé jeudi dernier en Andalousie, sans épargner la Vuelta qui se déroule depuis plusieurs jours dans les régions de Murcie, Grenade et Cordoue, faisant souffrir les organismes des coureurs.
Au moins dix d'entre eux, exténués, ont abandonné au cours des deux dernières étapes, vendredi et samedi, et d'après plusieurs médias des voix s'élevaient de plus en plus au sein du peloton pour réclamer des mesures.
Comme une grande partie de l'Europe, l'Espagne traverse cette année un été particulièrement chaud, et a vu plusieurs vagues de chaleur écrasante se succéder, jusqu'à la dernière cette semaine.
Dans ce contexte, en juillet, le Tour de France, la plus prestigieuse course cycliste au monde, avait aussi dû s'adapter à la canicule: la 9e étape disputée le 12 juillet entre Malemort et Ussel (sud-ouest) est entrée dans l'histoire comme la première en 113 éditions à avoir dû être raccourcie (de 30 km) pour ce motif. Deux autres étapes ont dû faire l'objet de mesures, cette fois à cause des incendies.
"Le réchauffement climatique est incontestable. Le Tour de France s'adapte", avait souligné au terme de l'épreuve, le 26 juillet, son directeur Christian Prudhomme, affirmant que des mesures avaient déjà été prises en amont du Tour (étapes plus courtes, parcours plus "ombragés", délais d'élimination allongés, zones de ravitaillement étendues...). Mais des coureurs ont demandé d'aller plus loin en réfléchissant à repenser le calendrier ou à faire partir les étapes plus tôt dans la journée.