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Grève des pilotes : Volotea paralysée, un mouvement similaire menace chez EasyJet

Chez Volotea, l'appel à la grève concerne les journées de vendredi à dimanche. [© Stephane FRANCES / ONLY FRANCE / Only France via AFP]

Une grève des pilotes de la compagnie espagnole Volotea a démarré vendredi en France, pour dénoncer des salaires gelés depuis 2012 et des augmentations réservées à la direction. Un mouvement similaire menace chez EasyJet les 13 et 14 septembre.

Une grève des pilotes de ligne basés en France a commencé vendredi au sein de la compagnie espagnole Volotea, tandis qu'une autre, similaire, menace chez sa concurrente britannique EasyJet.

Chez Volotea, l'appel à la grève concerne les journées de vendredi à dimanche. Les syndicats SNPL, SPL et UNAC dénoncent des rémunérations trop basses et "le rythme de travail et le manque de reconnaissance".

Une grille salariale inchangée depuis 2012

Cette compagnie à bas coût a laissé inchangée depuis 2012 sa grille salariale, et confié aux pilotes de plus en plus de tâches. Mais "en 2025, la direction s'est octroyé des augmentations de 23% en moyenne", a dénoncé le SNPL, le Syndicat national des pilotes de ligne.

Ce syndicat, interrogé par l'AFP, a estimé que près d'un quart à près de la moitié des vols étaient touchés par la grève, selon ses premières estimations vendredi.

"Reste à voir comment va réagir Volotea, qui est habituée à faire appel à des salariés espagnols pour combler les trous", a indiqué une porte-parole du SNPL.

Tandis que des médias régionaux faisaient état d'annulations de vols, aucun porte-parole de la compagnie n'était joignable vendredi.

 Une"instabilité chronique des plannings des pilotes" dénoncée

Chez EasyJet, l'appel à la grève porte sur les journées des 13 et 14 septembre. Les syndicats dénoncent "l'instabilité chronique des plannings des pilotes".

"Il est régulier qu'un pilote se retrouve en fin de mois avec un emploi du temps qui n'a pas une seule journée identique à celles en début de mois, parfois avec une journée pouvant changer dix fois la veille", a décrit le SNPL.

EasyJet a connu en août une grève menée pour les mêmes raisons par ses hôtesses et stewards basés en France. Elle a abouti à un accord prévoyant cinq jours par mois où les plannings seront intangibles, et une indemnité en cas de changement de plus de deux heures.

Le SNPL a déploré qu'EasyJet refuse d'accorder les mêmes conditions aux pilotes, alors que les salariés en cabine et dans le poste de pilotage "opèrent les mêmes avions, les mêmes rotations et dans le même environnement opérationnel".