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Vous voyagez avec Volotea ? La compagnie peut demander un supplément après l’achat de votre billet

Vue depuis le hublot d'un avion sur un appareil de la compagnie aérienne Volotea stationné sur le tarmac de l'aéroport de Paris-Orly, le 22 avril 2026. [Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

La compagnie aérienne low-cost Volotea a mis en place un mécanisme tarifaire inédit lui permettant de réviser le prix des billets après l'achat, en fonction des variations du prix du kérosène. Présenté comme un "engagement de voyage équitable", le dispositif suscite des interrogations.

Une addition salée pour les détenteurs d'un billet de la compagnie Volotea. La compagnie espagnole low-cost a mis en place mi-mars ce qu’elle appelle un "engagement de voyage équitable", lui permettant de réajuster le prix du billet, à la hausse comme à la baisse, même après l’achat, en fonction de l’évolution du prix du kérosène. Elle explique sur son site internet ne le faire "que de manière limitée et proportionnée, uniquement lorsque des situations extraordinaires le rendent absolument nécessaire, comme la situation actuelle au Moyen-Orient".

La date de la mise en place de cette politique tarifaire a cependant soulevé de nombreuses questions, à un moment où l'envolée des cours du pétrole rendait très improbable un ajustement à la baisse du prix des billets. Volotea s'engage en effet à rembourser ses clients une partie du prix si le baril est à moins de 65 dollars. En revanche, au-delà de 75 dollars, le prix peut être augmenté. Or le baril de Brent était aux alentours de 100 dollars mi-mars, et à plus de 113 dollars au matin du mardi 5 mai.

Une variation peut-être illicite, selon Philippe Tabarot

Le prix flexible après achat des billets de la compagnie aérienne espagnole est peut-être illicite, a estimé le ministre des Transports français, Philippe Tabarot, ce mardi Philippe Tabarot, sur France 2. 

"Il y a un flou là-dessus, évidemment", a-t-il répondu. "J'ai demandé aux services de la DGAC [Direction générale de l'aviation civile] de travailler sur cette question très rapidement". "La compagnie dit qu'elle met maintenant au moment de la vente du billet un paragraphe qui dit qu'elle peut se permettre de le faire. Aujourd'hui il faut le vérifier. Mais pas au niveau national : c'est au niveau européen que ça se traite", a-t-il

En Espagne, l'association de défense des consommateurs Facua a demandé en avril au gouvernement d'enquêter. "On nous dit de ne pas nous inquiéter, car s'il [le prix du kérosène] baisse, ce sera répercuté. C'est parce qu'ils savent qu'il ne va pas baisser, évidemment", écrivait-elle dans une tribune.