Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Attaque de drone à Leipzig : ce qui permet à l’Allemagne d’imputer l’incident à la Russie

L'attaque de drone à l'explosif a l'aéroport de Leipzig commence à prendre des proportions européennes. L'Allemagne accuse la Russie d'avoir commandité l'attaque. Et si Moscou dément, la police criminelle allemande a réussi à appréhender deux suspects, qui possèdent chacun un passeport russe.

L’incident prend des proportions importantes. Début août, un drone chargé d’explosifs avait été découvert dans l’aéroport de Leipzig en Allemagne à proximité de plusieurs avions cargos ukrainiens.

Depuis, l'Allemagne attribue l'attaque à la Russie. Et alors que l’affaire prend désormais une dimension européenne, la Russie dément et pointe des déclarations antirusses. 

Pourtant, deux suspects ont été identifiés par la police criminelle allemande. Les deux hommes détiennent des passeports russes. Le premier suspect serait entré dans l’espace Schengen avec un visa touristique italien délivré en Biélorussie. Ce dernier est déjà connu pour des infractions commises dans les pays baltes, rapporte la presse allemande.

Le second suspect qui aurait deux passeports, un letton et un russe, est présenté comme le logisticien et l’instructeur de l’attaque. Il est arrivé fin juillet en Allemagne via l’aéroport de Berlin.

Des traces ADN retrouvées par la police allemande

Il aurait alors loué une voiture pour se rendre dans la région de Leipzig, avant de quitter le pays deux jours avant la découverte du drone explosif. Les deux hommes ont été identifiés grâce à des traces ADN retrouvées par la police scientifique, notamment sur un drone, dans une boite de conserve remplie d’explosifs et sur une antenne fixée à un arbre.

Ce sont ensuite les bases de données européennes qui ont permis d’établir des correspondances en Lituanie et en Finlande. Des informations corroborées par les services de renseignements allemands.

C’est ce qui permet aujourd’hui à Berlin d’imputer à la Russie cette nouvelle opération de déstabilisation sur son propre territoire.