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Avec l'intensification du conflit au Moyen-Orient, les prix à la pompe vont-ils repartir à la hausse ?

[Grinchka beysson-leandri/Hans Lucas/ Hans Lucas via AFP]

L'Iran et les États-Unis multiplient les bombardements autour du détroit d'Ormuz ces derniers jours. Une reprise intensive du conflit qui pourrait impacter à la hausse le prix des carburants en France, déjà particulièrement élevés par rapport au début de l'année. 

Les prix des carburants à la pompe vont-ils encore augmenter ? Alors que le litre de diesel comme de sans-plomb est déjà au dessus de la barre symbolique des 2 euros, les prix pourraient encore plus progresser dans un proche futur. 

En cause : l'intensification de la guerre entre l'Iran et les États-Unis autour du détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le début de la guerre près d'un baril sur cinq de la production mondiale. 

Résultat, depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les automobilistes vivent un supplice financier. A plus de 2,20 euros actuellement, le litre de gazole a augmenté de 30% en 6 mois. Mouvement presque aussi violent pour l'essence. 

Et si le contexte géopolitique brûlant est propice à une nouvelle envolée des prix à la pompe, ce sont les marchés financiers qui auront le dernier mot, insiste Philippe Casbas, président de l'Union française des industries pétrolières. 

Le marché financier décisionnaire

 "Il faut voir une tendance s'installer. Pour l'instant, on voit des montagnes russes, ce qui permet pour les consommateurs d'avoir une tendance plate à la pompe. Mais, tant qu'on ne voit pas une tendance s'installer sur les cours de marché, on ne peut pas anticiper une hausse ou une baisse sur les prix à la pompe", concède-t-il au micro d'Europe 1. 

Le cours du baril oscille entre 80 et 95 dollars depuis la fin de la trêve entre les Etats-Unis et l'Iran au début du mois de juillet. Sur la même période, les prix des carburants se sont stabilisés sur un plateau élevé. Tant que les traders ne propulsent pas durablement le baril de pétrole au-delà des 100 dollars, comme cela s'était produit au début du conflit, les prix à la pompe ne devraient pas beaucoup évoluer.